‹ La HollandeChapitre 13 sur 14 · LA 1101.LAM)K · texte numérisé non relu

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lonc, rcslce catholique cl royalisle, compromettait par ses luisitalions la cause nationale. La convocation des états généraux à Gand (8 novembre 1576), le traité connu sous le nom de Pacification que les nobles signèrent au nom de toutes les provinces et par lequel ils se donnaient pour gouverneur Tarchiduc Malhias, frère de l'empereur Rodolphe et neveu de IMiilippe II , au lieu de tout concilier comme l'avait espéré le [)rince d'Oranixe, laillit tout perdre. Mais ce traité, ne satisfaisant ni le roi dont il j)rétendait pourtant réserver les droits, ni les deux religions que l'on voulut contraindre à se tolérer, fut rompu u pendant que la trompette sonnait encore \ » Les provinces du Sud, rejetant l'hérésie qui les avait énuies im moment, reviennent à rentière soumission aussi bien envers l'Eglise qu'envers la royauté catholique.

Alors le prince d'Orange comprend qu'il faut concentrer le soulèvement et resserrer le lien de la confédération. 11 engage les provinces du Nord protégées par la mer qui les met en communication avec TAngleterre et avec la Rochelle et assure ainsi la liberté de leur commerce, il exhorte la Hollande et la Zéelande surtout, dont les écueils, les grèves et les vastes marais pouvaient si aisément être défendus, à s'unir par un serment nouveau d'un nœud plus étroit. Tandis que les provinces méridionales, le Rrabant, la Flandre française, le riainaut et l'Artois, se disposaient sous Tinfluence de la noblesse à la soumission au roi d'Espagne , tandis cjue les troupes wallones, prenant le chapelet, quittaient l'armée de Guillaume pour I>asser dans celle d'Alexandre Farnèse, les députés des provinces du Nord s'assemhlent à Utrecht. Ils se lient par serment le 23 janvier 1579, ils s'engagent par un vœu solennel à se liguer dans un suprême effort pour sauver la patrie.

Ce serment, ce vœu solennel, qui allait bientôt séparer deux religions et deux races, est la pierre fondamentale sur laquelle s'élève la république des Pays-Bas. Jusque-là les provinces septentrionales, rapprochées par leur situation géographique, par l'identité des origines, de l'idiome et des mœurs, avaient entretenu des relations amicales presque ininterrompues; mais elles ne formaient point un corps de nation animé d'une môme vie politique. Par l'Union d'Ulrecht, elles fixèrent les bases d'un droit commun, d'une généralité régulièrement représentée , et donnèrent ainsi l'existence à la

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