CHAPITRE II
Notice historique sur la Valachie. — Traces de la dominalion romaine. — Causes de Tintluence de la Russie.
Les deux principautés unies au bannat de Temeswar et à la Transylvanie étaient connues des anciens sous le seul nom de Dacie. Rome ajoutait, chaque année, plusieurs provinces à ses conquêtes^ et Tlster, sous Auguste, était devenu Tune des limites de Tempire. Les Daces, loin de s'eflfirayer de ce voisinage, crurent y trouver une source abondante de profits , et des hordes , échappées des forêts, poussèrent leurs excursions jusque dans la Mysie. Los faibles succès-
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seiirs de César ne songèrent à réprimer ces insultes que loi^squ'elles parurent devoir porter le trouble dans leurs orgies. Décébale avait passé le fleuve avec une armée nombreuse; Domitien marcha contre lui. Après une campagne où sa lâcheté ne le céda qu'à son impéritie, Tempereur sollicita du barbare une paix humiliante. Mais Trajan monta sur le trône^ et avec lui semblèrent renaître les beaux jours de Tancienne Rome. Décébale fut vaincu , refoulé dans ses déserts, soumis à un tribut annuel , et Trajan Dacicus éleva, en souvenir de ses succès, cette fameuse colonne, sur les bas-reliefs de laquelle les Daces, vêtus de peaux comme les Valaques d'aujourd'hui, figurent dans l'attitude des vaincus. Décébale supporta le joug avec impatience; mais, avant de le secouer ouvertement, il voulut châtier les peuples tributaires de l'empire qui avaient refusé de joindre leurs efforts aux siens. Trajan comprit aussitôt la véritable portée de cette injure et revint camper en Mysie. Apollidqre de Damas jeta, en automne, le pontgigan,-
tesque dont nous avons parlé; les légions le passèrent au printemps et combattirent les Daces. Un suicide épargna à Décébale l'ignominie de suivre à pied le triomphe de son vainqueur; mais avec lui périt Findépendance de son peuple : la Dacie fut déclarée province romaine.
Les soldats de Trajan reçurent en partage les terres qu'ils avaient conquises^ et formèrent bientôt une colonie puissante. Celte première occupation ne dura qu'un siècle et demi ; mais elle a laissé des traces profondes. Sur les bords du Danube^ et même sur les flancs escarpés des Garpalhes , on rencontre des vestiges de voies militaires; une de ces routes aboutissait à Bender. Des médailles^ des tombeaux, des meubles, ont été découverts récemment dans les fouilles opérées sous la surveillance de M. Michel Ghika, frère de l'hospodar. Les voitures des paysans ont conservé la forme élégante des chars antiques. Je ne parlerai pas de la législation civile, qui cependant est empruntée au droit romain , parce que, malgré l'opinion de plusieurs écri-
vains > je pense qu'elle n'a été introduite en Valachie que par les princes phanariotes ; mais la preuve irrécusable de l'influence de la conquête romaine, cette preuve que quinze siècles n'ont pu effacer, c'est la langue valaque, qui, douce et harmonieuse comme l'italien^ tire, ainsi que cette dernière langue, son origine du latin. N'est-il pas étrange de trouver dans une contrée si lointaine une petite nation qui, pour ainsi dire, égarée au milieu des Slaves et des musulmans, n'a cependant adopté qu'un nombre assez borné de mots des idiomes de ces peuples; une colonie romaine qui a conservé son cachet; deux millions d'hommes, enfants perdus de la famille dont, avec les Espagnols et les Italiens, nous sommes les membres les plus Heureux * ?
* On croit assez généralement que le Valaque tire son origine du Slave ; cette erreur se dissiperait si la véritable lacune que laisse à Técole des langues orientales Fabsence d'une diaire de slave était enfin comblée. Certes Tétude de cet idiome, parlé en Europe par soixante millions d'hommes, n^offprait pas moins d'intérêt que celle du chinois et du tartare mantchou. Quelques
Les paysans valaqiies, marqués encore des stigmates de la servitude qui pesa sur eux si longtemps , s'appellent Roumains. On ne peut les entendre se saluer du nom latin de f rater y sans songer que, s'ils sont frères par une grande origine, ils le sont aussi par des souffrances communes. Nul d'entre eux n'a l'idée de l'immense empire dont leurs pères furent les vaillants soldats, et, cependant, tous donnent à leur pays l'antique dénomination de Zara rouma^ riesca^ terre romaine : c'est im vague souvenir d'un temps plus heureux!
Cherchons maintenant, et nous serons brefs, cherchons par quelle suite de catastrophes cette
mots pris au hasard dans un vocabulaire valaque établiront d^une manière évidente le rapport de celte langue avec Fitalien.
Z^omno, seigneur; /ortno«, beau; lacrymœ, larmes; alh, blanc; rsspuns, réjponse; pescalor, pêcheur ;fere«/ra> fenêtre; poria, porte; ochiane, lorgnon; etc.
La domination pfaanariote a introduit aussi dans la langue valaque.un certain nombre de mots grées. H faut letlire, à la louange des fils des soldats de Trajan, toutes les expressions peu chastes appartiennent à la langue dégénérée du Bas-Empire, et les paysans n^en comprennent point le sens.
colonie de Kome a toujours trouvé des oppresseurs^ et par quelles causes elle est restée si en arrière non-seulement de la vieille civilisation européenne, mais aussi des peuples nouveaux qui se sont établis autour d'elle, sans jamais parvenir à la fondre avec eux.
La Dacie, sous la domination romaine, ne fut jamais complètement respectée des barbares; leurs masses innombrables inquiétaient sans cesse les flancs de l'empire : le jour vint où elles le frappèrent au cœur, 'et les Goths ouvrirent cette marche terrible que les Turcs devaient fermer bien des années plus tard. Ils s'établirent en Dacie, sous Galien, et l'ère de l'esclavage commença pour les Roumains. Le christianisme seul pouvait sauver le monde. Les Goths embrassaient la nouvelle doctrine, lorsque les Huns y en 376, obtinrent d'Athanaric la portion de la Dacie désignée main^tenant sous le nom de Moldavie. Le flot augmenta; les Goths furent poussés jusqu'en Thrace , où Valens fut forcé de les recevoir, et les Huns
couvrirent la Dacie.et la Pannonie. ÂUila se Gt suniommer le fléau de Dieu par les vaincus, mais les peuplades barbares furent unies soua son sceptre de fer : une espèce d'ordre présida à leurs sanglantes excursions. A la mort d'Attila , le torrent se sépara en plusieurs fleuves qui roulèrent au hasard à travers l'Europe. Les Gépides remplacèrent les Huns dans la Dacie^ que les Lombards vinrent bientôt leur arracher^ Les Slaves et les Bulgares, sous la conduite de Krumo, arrivèrent enfin, et leur conquête s'organisa sur Une base plus solide que celle de leurs prédécesseurs. C'est de Cette époque que les Daces et les Roumains y réunis par la servi-^ tude, commencèrent à être nommés Valaques.
On a beaucoup argumenté sur Torigine et la signification de ce mot; comme les Slaves, au-^ jourd'hui encore, appellent les Italiens f^lhas^ il y a lieu de présumer que, primitivement, ils donnèi'ent ce nom générique aux sujets de l'em-* pire romain.
Les Slaves se divisaient en plusieurs tribus
la
commandées par des banes; toujoars unis lorsqu'il s'agissait de porter la dévastation sur la vxm droite du Danube, le moment du partage arrivé, ils se déchiraient entre eux. Quant aux Valaques, ils étaient rangés au nombre des ani^ maux de labour.
Au IX* siècle, les plateaux du Caucase vomireait des hordes nouvelles : les Tartares appa^ rurent à l'Europe, à pdne remise de ses secous^ «es , et c'est encore la Yalachie qui les reçut la première. La tribu des Koumans s'établit entre le Dniester et le Danube, et le pays que nous connaissons sous le nom de Moldavie porta un instant celui de Kumanie. Les Valaques changèrent de tyrans, et les Slaves passèrent les Carpathes pour se réfugier en TransylvajQÎe , où ils formèrent deux colonies principales, celle de Fagarascfa et celle de Alaramosch. Vers le mi-* lieu du xiii® siècle, l'invasion tartare de Battou- Khan , dont Ausculanus a peint les ravages dans ses décades hongroises, chassa les Slaves de leur refuge, et ils rentrèrent de nouveau en Valachie.
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C'ett à !ceM)e époque que commeaoe l'histoire propnemeflil; dite des àenx {niacipaiiités. Cette conquête Ait la dernière^ et m^ comme on le verra bienlôty elle eut à souffrir de ])ORd>reuse8 atta« cpws f elie n'a pas été déracinée du sôU Deux diefs, revêtus du litre de vaSvode, la dirigéreut. Raddo Negro ou Rodolphe te Noir^ à la tête des fugitifs de Fagarasdi , s'étid>lit entre le Danube et ie Seretf et Bogdan, avec ceux de Mara^ moschy prk position entre cette dernière rivière et le Pruthy dans la Kumanie, qui échangea son nom contre celui du Moldau, p^it fleuve de la contrée : telle fiit l'origine de la division des 4eux prîocipauiës. Leurs histoires^ depuis le xvui^ siècle^ sont entièrement confondues^ maïs •elles eurent d'ahord chacune leur individualité. Toutes deux sont tristes^ elles renferment le réat de la luUe des deux États faibles avec des États voisins plus puissants. La Moldavie est entraînée dans le mouvement de la Pologne^ la Valacfaie subit l'influence de la Hongrie.
Un nouveau et redoutable voisinage, celui des
Turcs, vint porter à leur comble les troubles qui n'avaient pas cessé de désoler la Yalachie. En i 391 , le vaïvode Mirtza eut l'imprudence d'attaquer les musulmans. Ainsi donc, dans cette lutte si longue et dont la solution n'est pas encore définitive, le premier coup fut porté par les Yalaques. Le sultan fiajazet, occupé en Asie, ne songeait point à eux ; mais, à la nouvelle de leur agression, il accourut, et bientôt Mirtza vaincu se soumit à un tribut annuel de trois mille piastres.
Pendant la première moitié du xvi* siècle, les Valaques s'unirent plusieurs fois aux Hongrois pour secouer le joug des sultans ; ils échouèjrent sans cesse, et notamment à Varna (1444), et à Cossova (4448) en Bulgarie. Une nouvelle tentative d'affranchissement éclata, en 1460, sous le vaïvode Dracula. Mahomet II conquérait alors les iles de l'Archipel; il suspendit ses opérations pour venir châtier les révoltés. Dracula se sauva «n Hongrie, et son frère Baldus lui succéda par ordre du vainqueur.
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Le traité qui fut conclu en cette circonstance est digne d'un moment d'attention , parce qu'il énumére les droits laissés à la Yjalachie, dont il va, pour un temps, devenir la constitution. Par cet acte, la Sublime Porte imposait à la Valachie un tribut annuel de dix mille piastres, mais elle lui promettait défense et protection contre tous ses ennemis. Elle s'engageait aune point s'immiscer dans l'administration locale, et reconnaissait aux boyards et aux évéques le droit d'élire le vaïvode, élevé au rang de pacha à deux queues. Enfin les privilèges de la religion étaient garantis par la prohibition de construire une seule mosquée sur le territoire valaque.
Le siècle suivant*^ est rempli par la résistance de l'empire d'Allemagne à la Turquie. Les sultans, pour protéger leurs armées, hérissèrent de forteresses les bords du Danube, et Giurgévo , Brailow et Turnoul furent occupés par les Turcs, au mépris des traités.
La Valachie, gouvernée par des princes faibles et incapables^ n'opposa aucune résistance jus-
qu'au jour où Michel fiHélu valvode. C^ homme de cœur rendit )a liberlié àsâi pairie; inaîs, apfès deux ans de règne^ il moBrut assassiné en ^602, et tes Ttircs reparurent pltas menaçants que jamais. Le traité de Mabdinet fut penou^elë^ et k tribut côQsidërabtemeïi^ augnicinté. LaMoIdafvie^ en ^536^ s'était ToloiïtaiFeinent soumise^ cnrers la Porte^ à un peshkresh ou présent annueU Du^ rant les guerres de l'Autriche et de la Tùrcfude les deux principauté espérèrent en Tain dans la première de ces puissances; en t71(>, elles se tournèrent enfin vers les Russes, et la Yakchie^ la première encore^ appela sur cite les yeux de Pierre le Grand.
Chacun connaît le résultat àm eette eampagne du Pruth^ où le czar ne diît son salut qu'à V\v^ capacité du grand yiâr. Les temps n'âaôent pas encore venus; les Russes, à peine sortis de leurs forêts, ne songeaient nullement alors à la con^ quête de l'empire de Mahomet II . Pour pilntr les principautés des intelligences qu'elles avaient entretenues avec l'ennemi , les sultans se réser-
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vèrent le dnAi de choisir eux-mêmes les vai- Yodes, et le premier phanariote fut le médecin Nicolas Mavrocordato. De 1714 à 1775, la Valachie épuisa tous les maux que peut souffrir un peuple. Je laisse de côté des détails aussi affligeants qu'inutiles, car les r^pies de tous ces tyrans se ressemblent. Arrivés par l'intrigue, ils achetaknt du divan le titre d'hospodar, et cette dignité leur conférait l'impunité du pillage. La corruption, la vénalité et la crainte devinrent les ressorts de leur gouvernement. Ils palissaient devant le plus mince officier turc, et se vengeaient de leurs propres humiliations par celles qu'ils infligeaient aux boyards. Tous les produits
de la terre prenaient le chemin de Gonstantinople.
Vers la fin du xvui* siècle, la Valachie avait atteint le dernier période de l'épuisement. L'Allemagne occupait alors l'Autriche j l'Angleterre et la France jouissaient, en Tuï-quie, des privilèges commerciaux les plus étendus; la Russie seule était disposée à la guerre. L'ambitieuse Ca-
therine pensait au rétablissement de l'empire grec; et, comme son intérêt l'invitait à prendre en main la cause des peuples, elle leur parla de leurs droits et de leur antique liberté. Cet appel fut entendu, les hostilités commencèrent ,, et la Valaehie fournit à l'armée russe des vivres et des hommes. Le 21 juillet 1 774, le traité de Kutchuk-Kainardji termina la guerre, et les disrpositions dont voici la substance furent inséréea dans l'article 16 de cet«te convention.
1** L'empite russe restitue à la Sublime Porte la Valaehie et la Moldavie, et le sultan les reçoit aux conditions suivantes, qu'il promet d'obser-^ ver fidèlement :
2"" Amnistie complète sera accordée à tous les sujets valaques qui ont agi contre les intérêts de la Turquie;
3** On n'opposera plus la moindre entrave à l'exercice de la religion chrétienne;
4° Les monastères recouvreront toutes les terres qui leur ont été enlevées^ contre tojite jus? tice, depuis 1739, et le clergé sera respecté ;
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5** La Porte accordera aux familles qui voudront émigrer la faculté de le faire faeileinçnt et d'emporter leurs biens avec elles;
6^ Elle n'exigera aucun impôt pour la guerre^, pi même pendant deux années, à compter de l'échange du présent traité ;
7"" La Sublime Porte enfin permet à Sa Majesté l'impératrice d'établir des consuls en Mol-^ davie et en Y alachie ; elle permet, en outre, aux ministres russes accrédités auprès dc'elle, de lui faire des représentations enjaveur de ces deux
pays.
La Russie se posa dès lors en protectrice zé-^ lée de la Valachie; les ressources qu'elle avait tirées de cette province pendant la guerre lui avaient démontré que, sans sa coopération, elle ne pouvait point entreprendre une campagne de longue durée. La Yalachie, de son côté, vit dans l'alliance russe un contre-poids à la tyrannie turque; elle se confia donc sans réserve aux promesses intéressées qui lui étaient faites. La religion vint en aide à la politique; les évêques
comparèrent la czarine aux saintes femmes des Écritures, et ses favoris, J^otemkin et Romanzow, devinrent des Machabées envoyés de Dieu pour la délivrance tflsraeK Le cabinet de Saint-Pétersbourg avait trop ccmscienee de ses forces pour vouloir sincèi^ment le maintien de la paix éternelle f et la possession de Constantino-* pie devînt son rêve favori. La grande^luchesse , mère d'Âlexandire, accoucha d^un secoiid fils; on le nomma Comtantin. Catherine parcourut son vaste empire, et, pour entrer dans ces villes, qu'une baguette magique semblait avoir fait sor^ tir de terre, elle passai! sous des arcs de triomphe où se lisaient eea mot» : Oest ici le chemin de Bjrzance. En 1 787, la guerre fut franchement déclarée ; la Y alacbie se réveilla de nouveau, et,. ^ la paix de Jassy (janvier 1792), elle recul quelques avantages en échange Aé son concours^ Le second' traité disait textuelienvent, dans ami article 3, que le Dmester serait pour toujours la ligne de démarcation des deux empires ^ et Tacie de Bukarest, du 28 mai 1812, étendit
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jusqpi'au Pruth lesf frontières de ta Russie, qui se trouva maîtresse d'une partie de la Moldavie ^ et à portée d'agir sur le r^te. Maïs le^ grands événements qui se préparaient appelèrent ailleurs son attention; la Turquie reprit une funeste prépondérance sur la rive gauche du Danube.
Les années 1821 et suivantes virent r^siurrection d' Ypsilanty, du pacha de Jannina et des Hellènes. Sans prendre d'abord ouvertement le parti des révoltés, la Russie les soutint de ses trésors et les excita par ses intrigues. En 1 827, elle jeta le masque à Navarin, et, bientôt après, ses soldats furent reçus en Valachie comme des libérateurs*.
* La proclamation publiée par M. le feld marécM comte <!& Wittgenstein , à son entrée dans les principautés , contient cette phrase : « Moldaves etValaques de toutes les classes! accueillez ff les braves que j'ai Tbonneur de commander comme des frères, « comme vos défenseurs naturels. Les légions du monarque pro- « tecteur de vos destinées, franchissant les limites de votre terre R natale, apportent toutes les garanties du maintien de Tordre ff et d'une paifaite sécurité. »
Le divan de Yalachie, le 16 mai 1828, répondit par une adresse dont j^extrais les passages importants.
< Sire, depuis cinq jours, Tavant-garde de Tarmée victorieuse (( de y. M. I. se trouve parmi nous, elle a sauvé la population « entière des désastres dont elle était menacée. Pénétrés de « V étendue de nos devoirs, nous rivaliserons tous de zèle pour « le service des troupes impériales qui sont nos défenseurs na- < turels et no.us noui; empresserons, autant que nos ressources « le permettront, de coopérer à tout ce qui nous sera demandé^ »
WM