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La Huiigrie a toujours possédé au cours des siècles un iielit noyau de savants; dans les temps les plus tristes, après la bataille* de Moliaes, au milieu des luttes séculaires pour lexistence, la science n'a jamais été complètement négligée.
Les premières tentatives pour constituer une société savante à linstar de celles de l'Italie furent laites sous Mathias Corvin, (jui était un prince de la Renaissance au meilleur sens <lu mot. Mais après sa juoi't, surtout ajirès 1520, le pays était occupé d'autres problèmes que de Sociétés dont les membres excellaient dans les vers latins *. Jusqu'à l'arrivée de Bessenyei la littérature et la science furent cultivées isolément dans la mesure du possible : la Réforme éveillait les esprits, les princes de la