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dans le cadre de son ouvrage toutes les discussions théologiques de la Réforme. Les recueils académiques contiennent eu outre de nombreuses dissertations sur riiistoire de la iihilosophie ; depuis Platon et Aristote jusqu'à Schopenhauer, aucun des grands esprits n'est oublié. Schelling avait ses adeptes en Etienne Nyiry, Pethe, Ràcz, Schedius; Hegel fut introduit au collège de Papa par le professeur Tarczy, mais il fut bientôt défendu par lautoriié scolaire 1830). Ce fut le signal dune grande polémique, où les adversaires restèrent maîtres du terrain. Plus tard seulement Jean Erdélyi et Kerkâpoly, puis Domanovszky, auteur d'une histoire de la philosophie, purent se dire hégéliens. Tout récemment, le mouvement philosophique s'accentua. Le secrétaire de la deuxième classe, Emerich Pauer, quoique prêtre, a fondé avec l'aide de l'Académie l'AtliCimcuin ,1892 , qui devient le centre de ces études. Bernard Alexander, dont les travaux sur Kant, Schopeuhauer et Hartmann, furent couronnés, dirige avec beaucoup de zèle la Bibliothèque pliilosopliiquc qui publie de bonnes traductions des auteurs grecs, français, anglais et allemands. Boehm cultive la philosophie positiviste, tandis que Medveczky, qui sous le nom de Baerenbach a publié d'abord ses travaux en allemand, s'occupe avec succès d'anthropologie au point de vue philosophique '.
1. Parmi los as«ociés Otrang^tTs de la deu\i<''nie clap?o nous mentionnons : César Cantu, Fleè,ior, Roscher, Momaisen,
L'Académie, désireuse que tant de travaux de mérite de la première et de la deuxième classes ne restassent pas tout à fait ignorés de l'Europe savante, a décidé de faire connaitre les plus importants en allemand, au moins par quelques extraits; de publier dans cette langue le résumé de ses séances, de donner ainsi en raccourci une idée du mouvement intellectuel du pays. Elle a chargé Paul Hunfalvy, puis Gustave Heinrich, de diriger cette Revue qui parait depuis 1877. Les quatre premières années portent le titre : Litcrarische Bericlite aus Vnyarn, les autres : Ungarische Reloue. Elle a pris, sous Thabile direction de Heinrich, un rang important parmi les revues européennes et elle est indispensable à tous ceux qui, ne sachant pas le hongrois, veulent se tenir au courant des travaux de l'érudition magyare K La troisième
Paul Janel, Arneth, VVieseler, Gladstone, Patterson, publi» cisie anglais, actuolloincnt professeur d'an^'lais à l'Université de Budapest, Gneist, Sayous dont les travaux remarquables sur la Hong^rie sont à peu près les seuls en France, qui soient faits sur des sources mag-vares, Zeller, Kunik, de Saint-Pétersbourg, Levasseur, Villari, Gindely dont les travaux sur Bethlen ont été traduits en hongrois, Sickel, Alexandre Bertrand. Ernest Chantre, de Lyon, René de Maulde, Krones, l'historien de Gratzet Alphonse Huber.
1. Nous ne pouvons pas oublier ici le rôle actif joué par Jean Schwicker qui, dans ses nombreux travaux allemands, a fait connaître l'instruction i)ublique, la littérature et les irt vaux savants de la Hong"rie. Son Histoire de la littérature hongroise seule (Leipzig, 1889} forme un volume de 944 pages et contient le suc de presque tous les travaux magyars faits sur la littérature.
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classe édite dans le même but, depuis quatorze ans, les Matheriiatisclie iind Saturwisscnschaftliclic Berichte ans Unyarn sous la rédaction du baron Laurent EOtvOs, Jules Kunig, Than et Isidore Fruhlich.
C'est cette dernière classe qui a donné à l'Académie son président actuel, le baron Laurent EOtvos, fils de l'homme d'État dont nous avons parlé, et son secrétaire perpétuel, l'éminent physicien Coloman Szily. Les études dont elle s'occupe n'ont pu prendre leur essor que depuis 1870. Comme le disait un de ses présidents, l'école et l'Université préparent le terrain où les sciences doivent se développer; l'Académie ne peut que prendre connaissance des résultats obtenus dans les cabinets de physique et d'histoire naturelle ou dans les laboratoires. Or, sous ce rapport, l'enseignement laissait beaucoup à désirer. Tous les soins étaient donnés aux langues classiques et à l'histoire, mais on ne dépassait jamais les éléments en matière de science. L'Académie, dès sa fondation, ne pouvait donc avoir qu'un seul but : reprendre et publier en magyar ce que les savants étrangers avaient produit dans ce domaine. Mais avec le dualisme, un nouveau souffle commença à animer les écoles : les Universités, l'École polytechnique et d'autres écoles spéciales furent richement dotées, ce qui permit aux sciences de se développer. Le dernier congrès dhygiène et de démographie (1894"' a trouvé la Hongrie à la hauteur de sa mission. Dans chaque section de la troisième classe nous trou-
vons dos noms universellement connus. Quelquesuns joignent à leurs grandes connaissances un talent d'exposition claire et attrayante, quoique les puristes de la première classe accusent souvent leurs confrères de la troisième de ne pas observer suffisamment les limites permises pour la formation des nouveaux vocables.
Dans les sciences naturelles se sont distingués : Petényi 'ornithologie , Théodore Marge, le doyen des zoologistes. .Jean Frivaldszky, Kriesch. Elntz, le voyageur Xantus, Otto Herrmann dont les ouvrages sur les araignées et la pêche en Hongrie sont remarquables, Chyzer, Jean Hanâk, auteur de l'histoire de la zoologie en Hongrie. I)ans les études botaniques : Emerich Frivaldszky, Hazslinszky, Jurânyi, Paul Gonczy, Kanitz et Jules Klein * ; dans la minéralogie et géologie, surtout Joseph Szabô (7 1801) , le fondateur de la géologie hongroise, savant d'une renommée européenne, secrétaire de classe jusqu'à sa mort : Krenner, Hantken, Koch, Bockh. Kubinyi. Lôczy compagnon du comte Bêla Széchenyi dans son voyage d'exploration dans le Thibet -. Parmi les chimistes, le doyen Than, pré-
1. Le cardinal Haynald (1816-1891;, qui a joué un rôle très important dans la vie polit iqu<? do 55on pay?, était un excellent botaniste; son ouvrau^e Flora biblira est trt-s estimé. Il a légué sa collection, une des i)lus riches de l'Europe, au Musée national.
2. Les résultats de co voya^re ont été publiés en deux inaynifiques volumes, d'abord en hongrois (1890), jmis en allemand : Dit' irisscnscliafilichen Enjchnisse fier lieise des Gri'fcn Bêla Szècheni/i in Ost-Asien. lî<77-1880. Széchenyi
sident de ^ classe, est le i)liis universellement connu ; à côté de lui Nendtwich, Klug, Wartha, Liebermann et Len<j:yel. Les sciences physiques sont représentées par Stoczek (1810-1800), lon^^temps recteur de l'Ecole polytechnique. Coloman Szily, qui cultive également l'histoire des sciences en Hongrie, Laurent Eotvos, professeur à l'Université, naguère ministre de Tlnstruction publique, Isidore Frohlich, Schuller, Paul Hoitsy qui écrit pour le grand public, Heller, auteur d'une histoire de la physique en plusieurs volumes et Zipernowszky. Parmi les anciens il faut mentionner Jedlik, Tarczy et Jules Greguss qui fut un écrivain distingué. Les sciences médicales, cultivées de bonne heure à l'Université, ont trouvé leurs représentants en Bene, Bugât, Kovâcs, Balassa, le chirurgien le plus renommé de la Hongrie, Lenhossék (anatomie), Mihâlkovics, Koninyi, Schulek, Fodor (hygiène) qui a présidé avec tant de tact au dernier congrès, Aurèle Torok i anthropologie), ThanhofTer. Parmi les mathématiciens, nous mentionnons Jules Krmig secrétaire de classe depuis la mort de Szabô, Weninger, Petzwal, Vész, Kondor et Hunyadi. Quoique la capitale ne possède pas d'observatoire, l'astronomie est cultivée })ar Charles Nagy, Schenzl et Konkoly qui a fondé un observatoire à 0-Gyalla (comitat de Komârom) K
lui-même a rorit la pailio historique et ethnographique, Kreitner s'est char^'r de la ^t'Ographie piiysique, Lùczy de la ^'éologio et Bâlint de la partie philolopque.