‹ La Hongrie littéraire et scientifiqueChapitre 25 sur 34 · Vov. les seize volumes de Konkolv intitulés : lieobach · texte numérisé non relu

Vov. les seize volumes de Konkolv intitulés : lieobach

Aux deux sections de la iroisiëme classe s'ajoute la commission des sciences militaires. Dès 1826, le comte Festetich avait fondé un prix pour la traduction des meilleurs ouvrages militaires de l'étranger. Tanarky, Kiss, Korponay, Mészâros ont fait partie de l'Académie à titre d'officiers jusqu'à la Révolution. Kiss a traduit les principes de stratégie de l'archiduc Charles et en 1847 l'Académie mit au concours la question suivante : Comment pourraiton organiser la défense nationale plus avantageusement que par le passé. Le canon de la Révolution fut la réponse. La commission fut supprimée ; Kiss a continué ses travaux, mais, après sa mort (1866), ces sciences n'eurent plus de représentant. La commission militaire a été réinstallée tout dernièrement ; elle édite les œuvres militaires du comte Zrinyi. Elle commence même une bibliothèque d'histoire militaire dont le premier volume, dû à Szécsi, traite de la guerre austro-italienne en 1866 au point de vue de la tactique *.

Jusqu'ici nous avons vu l'Académie cultiver la science pour elle-même ; mais elle n'oublie pas non plus la seconde partie de sa mission qui consiste à faire pénétrer dans le public les connais-

tungen angestellt am astrophysikalischen Observatoriuni in à-Gifalla (Halle, Sclimidt).

1. Parmi les associés étrangers de la troisième classe nous relevons : Bunsen, Owen, Helmholtz, Hyrtl, Virchow, Descloiseaux, de Candolle, Fouqué, Elisée Reclus, Pasteur, Cayley, Hermite, Berthelot, Topinard. Kronecker, du Bois-Raymond, Lister.

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sances utiles. Dans ce but elle a commencé, en 1875, la publication d'une série d'ouvrages, tant originaux que traduits, qui embrassent l'histoire , la littérature, la philosophie et l'économie politique *. Elle a publié jusqu'ici soixante-quinze ouvrages en cent trente-cinq volumes qu'elle distribue par centaines aux établissements scolaires ; leur prix est si modique qu'ils sont réellement à la portée de tous *.

1. Les meilleurs ouvrages scientifiques sont publiés par une autre société savante, dont nous parlerons plus loin.

2. Dans celte liste nous relevons les œuvres historiques de Mommsen, Curtius, Ranke [Hist. des popes). Carlyle, Macaulay, Mac-Carthy, Symonds {Renaissa7ice en Italie), les Leçons de Max Muller, Lewes [Gœthe, Hist. de In philosophie], Ribbeck [Hist. de la litt. romaine), Emerson : les œuvres de jurisprudence et de sciences sociales de Bluntschli, Carrara, Gneist, Maine-Suamer et Todd.Les ouvrages français, traduits avec beaucoup de soin, sont les suivants : Bartliélemy-Saint- Hilaire {La philosophie dans ses rapports avec les sciences et la religion . Benycr {Plaidoi^ers clioisis), G. Boissier {Cicéron. Promenades archéologiques'\. Fustel de Coulanges \La Cité antique), Paul Gide {Le droit des femmes), Paul Janet {Hist. de la science politique . Laveleye {Essai stir les formes de gouvernement), Léonce Lavergne [L'agriculture en Angleterre), Paul Loroy-BopiuUcu {Économie polit, et Le nouveau socialisme), Si&Siid {Études sur la lienaissance, Hist. de la litt. française). Rambaud (//j5f. de la Russie . Sainte-Beuve {Portraits., Sorel {L'Europe et la Iièvolution\ Taine {Hist. de la litt. anglaise: Les Origines de la France contemporaine), Amédée Thierry Tableau de l'empire romain, et les quatre volumes des Récits de l'hist. rom.^, Villeniain {Pindare\ Cherbuliez {L'Art et la Xature). On remarquera que Renan n'est pas représenté.

Pour subvenir à ses nombreuses publications l'Académie emploie les revenus de son capital qui monte aujourd'hui à 2,520,000 florins (un peu plus de 5 millions ^;. Outre son budget annuel, elle dispose de nombreux prix ^ auxquels il faut ajouter les dix prix exceptionnels, chacun de 10,000 florins, qu'un Mécène. Audor Semsey, a fondé pour des ouvrages, qui au moment du Millénaire donneront comme la synthèse des recherches sur la grammaire, la littérature, l'archéologie, l'histoire, la géographie, l'économie politique, la géologie, la minéralogie, la flore et la faune du pays.

L'Académie a été longtemps forcée de louer le local où elle tenait ses séances et où elle arrivait à peine à placer sa bibliothèque. En 1858, sous la présidence d'Emile Desewfl'y, lorsque la réaction autrichienne fit éclater avec tant de force le sentiment patriotique, on voulut enfin lui construire une maison. Le baron Simon Sina qui, après avoir

1 . Dans le budg-et de 1894 la première classe pouvait disposer de 15,000 florins, la deuxième de 4i.000 florins, la troisième de 16.500 florins. — Les membres ordinaires qui, anciennement, étaient rétribués, ne touchent rien aujourd'hui; il n'y a pas de jetons de présence non plus, ce qui n'empêche pas que les séances soient fréquentées, 11 n'y a que les secrétaires et les rapporteurs des diverses commissions qui touchent une indemnité. — CJjaque feuille (16 pages) des publications académiques est payée à raison de 30 florins (60 francs).

2. Au nombre de vingt, dont les plus importants sont le grand prix (203 ducats), le prix Teleki (100 ducats, pour les œuvres dramatiques:, le prix Gorove (100 ducats), le prix Sztrokay (100 ducats, études de droit) et le prix Karatsonyi. .

doté sa ville natale, Atheoes, d'une université et d'une académie, s'était fixé en Hongrie, offrit une somme de 80,000 lîorins. Une nouvelle souscription organisée en 1860, où nobles et paysans donnèrent leur obole, doubla bient()t ce capital; la ville de Pest donna le terrain. Desewffy pouvait dire : Ce n'est pas une maison qu'aura l'Académie, ce sera un palais; en effet, le bâtiment qui s'élève aux bords du Danube, sur une des plus belles places de Budapest, mérite ce nom. Il fut inauguré en 18GÔ. La bibliothèque, dont le premier fonds était la riche collection donnée par Teleki dès 1830 i30,000 volumes', a aujourd'hui près de 180,000 volumes et de nombreux manuscrits importants pour l'histoire littéraire du pays.

L'Académie donne l'hospitalité à la galerie de tableaux d'Eszterhazy, aujourd'hui propriété de l'Etat. Elle admet dans son sein des critiques d'art, et on a déjà songé à fonder une classe des beauxarts. La Hongrie possède, en effet, des architectes, des peintres et des musiciens de renom: il serait peut-être à souhaiter que, comme l'Institut de France, elle embrassât toutes les manifestations de la vie inteUectuelle. Le temps n'est plus où l'on confiait l'érection du palais de l'Académie à un architecte berlinois, Stuler ; les grands monuments, comme le nouveau Parlement, la basilique, le château de Bude, sont élevés par des architectes hongrois comme : Ybl, Steindl, Hauszmann, Schulek. Quittner. Le plus grand peintre hongrois est Munkâcsy. qui vit à Paris, mais qui, dans ces der-

nières années, a reçu des commandes importantes pour la capitale. Son Arpnd ornera le nouveau palais du Parlement. A cùlé de lui se distinguent Benczur, chargé de la direction de recelé de peinture qui forme comme le noyau d'une future école des Beaux-Arts, jiuis : Barabâs, Zichy, Liezen- Mayer, Lotz, Székely, Than, Ligeti, Yaslagh, Feszty, Papp, Madarâsz, Pâllik, Halmi, Pataky, Ebner, Margiltay, Paczka, Telepy, MészOly, Bihari, Ballô. La sculpture, quoique moins déveloi)pée que la peinture, compte des artistes, comme : Engel, Strobl, Donalh, Zala, Rùna, Kiss, Matrai. Enfin, l)our la musique, Liszt, qui fut le directeur de PAcadémie de musique et le créateur de l'opéra magyar, Erkel, ont laissé de nombreux élèves parmi lesquels nous mentionnons seulement Zichy, Lânyi, Hubay, Agghâzy, Mihâlovics, Bartalus, Reményi. Tous ces artistes réunis pourraient former sinon une classe au moins une commission des beauxarts; ainsi l'Académie exercerait la meilleure influence sur les arts si nouveaux en Hongrie \

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