‹ La Hongrie littéraire et scientifiqueChapitre 28 sur 34 · CLASSES · texte numérisé non relu

CLASSES

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Hiiii^roi*^ ....

Lalin

Grec

Allemand

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Gcuj.Taphip

Histoire naturelle

Pbvvique

MatLéinaliques

Géoniclrie

Philosophie

Callifrraphi*^

G viiuia-itinue

NOMUHK DES UtLKKS...

NOMURE DE- MATIKUES.

Pour renseignement du Jiontjrois, où les lectures classiques étaient anciennement si rares et où les professeurs se contentaient de faire apprendre par cœur des manuels de grammaire, de stylistique et de rhétorique, sans aucun exercice écrit, les Instructions ont créé un véritable enseignement littéraire basé sur la lecture. Les premières années on fait lire des récits sur les légendes hongroises, sur rinvasion des Mongols, puis, en A\ le Toldi d'Arany,

LA VIK SCULAIHE 107

l'œuvre poétique par excelleuce qui permet aux élèves de se faire une idée de la culture Dationale sous les Anjou; puis viennent les grands écrivains magyars, en G% même un drame de Shakespeare dans la traduction de Petufi [Coriolan) ou de Vurosmarly [Jules César) : en 7% on fait connaître les travaux critiques et finalement le développement historique de la littérature nationale. Les élèves qui suivent le cours complémentaire de hongrois au lieu du grec font encore plus ample connaissance avec les écrivains du \x\V et du xviii* siècles. Le programme pour le latin, le grec et l'allemand ne diffère guère de celui- des autres pays; l'histoire, qu'on commence en 3*^ année, s'occupe d'abord du peuple hongrois ; en 4' année, on étudie la Grèce et Rome ; en 5% le moyen âge jusqu'à la Renaissance; en 0% les temps modernes jusqu'en- 1848; en 7% la géographie politique de l'Europe et finalement l'histoire du pays au point de vue social et constitutionnel.

La langue française dans les gymnases est facultative; vu son imi)orlance internationale, on l'a pourtant enseignée, en 1892, dans 78 gymnases et les cours étaient suivis par 1,578 élèves.-

L^a Hongrie possède 151 gymnases, dont 13 seulement sont franchement laïques; 44 sont entre les mains du clergé * ; 17 sont royales catholiques,

1. Les ordres des Bénédictins, des Préraontrés et des Cisterciens disposent du j)lus grand nombre des lycées ^ui §ont des externats. Il n'y a que les Jésuites qui ont deux ou

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c'esl-à-dii-e entretenus par un fonds catholique: ces écoles accei)tent les Israélites comme élèves, mais non pas comme professeurs; elle sont dirigées par l'État; 22 gymnases sont luthériens, 27 sont réformés, et le reste appartient à d'autres sectes.

Ces gymnases avaient en 1892, 3G,175 élèves (contre 33,900 en 1860 qui se répartissent pour la nationalité : hongrois : 20,730 (73,8 0 0, allemands : 4,335 (12 0/Oj, roumains : 2,502 (6,0 0/0), italiens : 145 [OA 0/0), slovaques : 1,400 3,9 O/Oi, serbescroates : 744 i2,l 0 0', ruthèncs : 110, 0.3 0 0 , d'autres nationalités : 209 ,0,0 OO; ; pour la religion : catholiques : 16,354 (45,2 0/0;, catholiques grecs : 1,935 (5,3 0/0), grecs-orthodoxes : 1,980 (5,5 0/0),luthériens : 3,776 (10,4 0,0), réformés : 5,724 (15,8 0 0), uniates : 302 0,8 0,0 israélites : 6,104 (16.9 0,0 . Sur 100,000 habitants on compte parmi les catholiques 225 élèves, parmi les luthériens 320, les réformés- 259, les uniates 490 et les israélites 863. Ces chiffres sont assez éloquents. L'élément hongrois a gagné dans les vingt-cinq dernières années 18,6 0/0.

Il n'y a dans les gymnases hongrois ni prix ni autres récompenses, par conséquent pas de compo-

tiois maisons avec internat, et depuis quelque temps on a institué au gymnase* de Bude un internat modèle pour une quarantaine dVlèves. — Il n'y a par ville — la capitale exceptée — qu'un lycée (gymnase et école rèale/, les parents n'ont donc pas le choix entre deux établissements analogues. Budajtest a M établisseinenl? d'c-nseignemcnl secondaire; il y a quarante ans il n'en avait que deux. '

sitions. Les examens de passage sont très sévères : deux mauvaises notes entraînent l'ajournement; rélève qui redouble une classe et ne travaille pas est impitoyablement exclu. Aussi les classes supérieures sont-ellos débarrassées des non-valeurs, et on ne voit pas beaucoup d'échecs k l'examen de maturité qui consacre la fm des études du lycée *. Cet examen se passe dans l'établissement même; le jury comprend le commissaire royal envoyé à cet effet du ministère, le directeur et les professeurs des classes supérieures.

Il y avait, en 1892, dans l'es gymnases, 2,477 professeurs, dont 1,364 titulaires, 263 suppléants, 522 pour l'instruction religieuse, 85 pour la gymnastique et les autres pour les matières facultatives.

Les dépenses des gymnases s'élevaient, la même année, à 4 millions 526,000 florins 'à peu près

1. On passe cet oxamen dans 95 g^'mnasos et «laos 23 écoles léalos. En 1801, 2,116 candidats se sont présentés dans les gymnases, 300 dans les écoles réaies; sur ce nombre on a admis 82,3 0/0 dans la première catég-orie, et 84,7 0/0 dans la seconde. — Les épreuves écrites sont pour les g-ymnases : une composition hong^roise, un tliéme allemand sans lexique (pour les autres nationalités, un thème magyar), thème et version latine, version grecque et une composition de mathém.ati<iues:pour les écoles rèales : une composition hongroise, thèmes allemand et fran<;ais sans lexique, une composition de matliématiques ou do géométrie. Aux épreuves orales on ne peut interroger j)lus de 15 élèves par jour; les séances, étant de 8 à 9 heures, chaque élève passe de 35 à 40 minutes à subir les interrogations. L'examen se passe en une seule fois.

9 millions de Irancs,; les rétributions scolaires, très minimes en Hongrie, rapportaient 670,800 florins; le déficit est comblé en partie par l'État, en partie par les fondations et les difl"érentes confessions.

L'enseignement moderne, représenté en Hongrie depuis 1850 par les I^ea/sc/iulen, éxaiii bien faible, au début, comme en France ^ La plupart des élèves désertaient le collège après quelques années d'études et ceux qui allaient jusqu'à la 6^ année étaient, le plus souvent, trouvés médiocres à l'école polytechnique de Budapest. Cependant le corps des professeurs était recruté, comme celui des gymnases, parmi les diplômés de la Faculté de philosophie. Ces écoles avaient, dès le commencement, leurs bâtiments spéciaux, ce qu'on demande également en France, la cohabitation des deux enseignements étant souvent la cause de l'infériorité des études dites modernes. Elles ne donnaient accès qu'aux cours spéciaux des écoles centrales et de l'agriculture. Pour relever le niveau des études, pour assimiler, quant à leur avenir, les élèves avec ceux du gymnase, il fut décrété en 1875 que l'école rêa/e aurait huit années d'études et que les diplômes donneraient accès à toutes les carrières où le latin n'était pas jugé indispensable:

1. Le savant Bel (voy. plus haut p. 54\ élève de Franke avait bien introduit au xviii^ siècle l'esprit de ces écoles il fit même enseiérnerù Presbourè: le français, mais il neut pa< de successeurs.

que ceux qui se soumettraient à un examen complémentaire de latin pourraient entrer dans toutes les Facultés. Le plan d'études fut fixé de la manière suivante :

MATltRES de

LEN^f Ii.NEMENT

:las

sS'ES

Instruction rellîTifuso.

Ldh'f^ue 01 littoral uro

honfrroi>f»;

Laiij.'ue 01 liitcraturo allonianiics

Langue et littcratuio françaisos

Philosophio

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HisUjire

Ma'bcinatiquos

Hi?t.iirp uaturolle

Physique

Chunie

Géoniéirie

Dos^in

Calligraphie

Gymnastique

TOT\t\

L'enseignement du hongrois est identique à celui des gymnases; l'allemand est cultivé et à la fin de leurs études, les élèves connaissent non seulement les chefs-d'œuvre de la littérature allemande, mais ont acquis aussi une certaine pratique, puisque les classes supérieures doivent être faites en allemand. Le français est moins répandu. Nous voyons

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bieii que les deux dernières années les programme^ portent :Z^ Cx/.Bnkin^ucus, Atha/ie, Les Fe^unes savantes. Le Misanthrope, puis des extraits hi^^toriques Guizot. Thiers, Aug. Thierrv, ïocqueville l.hilosophiques et esthétiques (Descanes, Cousin Renan, .\jsard, Villemain, Gerusez, Sainte-Beuve' Taine, scientifiques :Ara-o, Reclus, Quatrefa-e<^' J.-B. Dumas, Berthelot : mais en général les connaissances pratiques acquises par les élèves Iai«îsent à désirer. A ce propos, qu'il nous soit permis d insister sur la question des lan^mes rivantes en Hongrie. Elle s'y pose tout autrement que dans les pays qui ont une grande unité elhnique.

Le hongrois est reconnu aujourd'hui comme la angue oOicielle du pays. Dans les écoles où la langue maternelle est lalleinand, le slave ou le roumam, cette langue figure au programme à titre de langue du pays, dans laquelle le citoven exercera ses droits. Au point de vue utilitaire' il serait peut-être préférable que les Magyars appris^^ent la langue des peuples slaves qui les avoisinent au lieu des langues de l'Occident. Mais le gouvernement ne reconnait de langues vivantes obhVratoires que 1 allemand et le français, laissant aux écoles de commerce la faculté d'organiser des cour, de langue d'une utilité plus immédiate. L'allemand est enseigné dans les gymnases et dans les écoles rcales: le français seulement dans ces dernières et a partir de la 3^ année. Quant aux résultats Us sont tout ditrérents. L'allemaud est couram^' ment parlé dans les familles aisées, au moin.

dans la partie occidentale du royaume ' ; tout élève qui veut quitter son pays et s'instruire à l'étranger : où seulement faire ses études supérieures, est forcé de savoir l'allemand, car les manuels dans l'enseignement supérieur, malgré les louables efforts accomplis dans ces dernières années, sont encore assez rares, surtout pour les lettres et les sciences. Puis les professeurs de l'enseignement secondaire savent infiniment mieux l'allemand que le français. Pourtant il y a une chaire de français à la Faculté : mais le premier titulaire après le dualisme était un professeur de langue des plus médiocres: après sa mort au lieu de choisir un candidat qui sût bien le français et fit preuve de connaissances littéraires très étendues, on a i\\)i)eK' un jjricdiffoccHt allemand qui ne sait ni le hongrois ni le français, mais qui par contre pourra faire des cours de haute philologie sur le vieux français et le provençal. L'enseignement du français végète donc et végétera tant que durera cet état des choses, car là où les Facultés sont impuissantes à préparer les élèves, les professeurs d'enseignement secondaire sont médiocres. Un projet

1. L*exi?u*nce de plusioùis journaux allemands, et des plus importants, à Budapest, les travaux écrits en allemand de jjlusieurs savants montrent sullisaminent combien cette lang-ue est répandue. C'est souvent au détriment de la pureté du magyar, et quand on voit que ces mêmes savants manient médiocremt-'nt leur lanjrue maternelle on pense au mot de Chateaubriand : « 11 est très bon. tr^s utile d'afiprendre, détudier, de lire les langues vivantes, assez dangereux do les parler et surtout très danirereux de les écrire. •■

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de M. Csâky que le Conseil supérieur a accepté en principe, celui de renseignement secondaire unifié, menace plus encore la langue française. Dans ce projet, qui propose le latin cumme base de l'enseignement, le français ne figure que parmi les branches facultatives. Heureusement, le projet ne trouve pas dans le nouveau ministre un admirateur passionné.

La Hongrie possède 34 écoles ièalea * dont la plupart sont laïques; l'État, avec le concours des villes, en a fondé 28. Ces écoles avaient, en 1892, 7,088 élèves (contre 2,661 en 1866J qui' se répartissent pour la nationalité : hongrois : 5,422 (70,5 0 0), allemands : 1,809 :23,6 0 0), roumains : 247 (3,2 0 0), italiens : 4 ,0,06 0 0;, slovaques : 93 (1,20 0), serbes-croates : 90 (1,20 0); d'autres nationalités : 23 ;0,3 0, 0; ; — pour la religion : catholiques : 3,108 (41,1 0-0), catholiques grecs : 47 (0,0 0 0), grecs-orthodoxes : 327 (43,6 0, 0;, luthériens : 831 (10,8 0/0), réformés : 439 (5,7 0 0), uniates : 20 (0,3 0 01, israélites : 2,856 (37,2 0 0 . Sur 100,000 habitants on compte parmi les catholiques 43 élèves, parmi les luthériens 70, les réformés 19, les uniates 32 et les israélites 403. — Le nombre des professeurs dans les écoles réaies est de 665, dont 358 titulaires, 41 suppléants, 174 pour l'instruction religieuse, 18 pour la gymnastique et les autres pour les matières facultatives. Les dépenses sele-

1. Il y a trois ^^coles réaies destinées aux futurs militaire^ mais ces éublissementsn ont que les quatre premières années.

valent en 1892 à 1,130,000 florins; les rétributions scolaires rapportaient 156,200 florins.

Le traitement des professeurs d'enseignement secondaire varie, dans la capitale, de 1,600 à 2,200; en province de 1,400 à 1,700 florins. Les confessions payent moins bien leurs maîtres ; les Ordres religieux ne donnent qu'une faible rémunération aux professeurs de leurs lycées.

Linspection des gymnases et des écoles rêales est exercée par douze directeurs supérieurs (foigazgatù) dont les circonscriptions sont les suivantes : Budapest (2), Debreczen, Nagy-Varad (Grosswardein, Szeben (Hermannstadt), Kassa, Kolosvâr (Clausembourg;, Beszterczebânya (Neusohl), Presbourg, GyOr (Raab), Albe-Royale et Szeged. Ces directeurs remplissent les fonctions des inspecteurs d'Académie en France, mais ils s'occupent principalement des établissements de l'État et de ceux qui sont sous la surveillance directe du ministère. Le< fonctions d'inspecteur général sont inconnues en Hongrie, mais le gouvernement donne souvent une délégation à quelques membres du Conseil supérieur de l'instruction publique pour certaines enquêtes scolaires.

L'organisation des Écoles de commerce est de date récente, le commerce hongrois lui-même n'ayant pris un certain essor qu'avec le dualisme. 11 y avait bien, depuis 1857, une École supérieure dans la capitale, mais en province les cours étaient organisés par des particuliers sans programme ni méthode. Dans la loi scolaire de 1868 il fut décrété

que les jeunes employés seraient tenus à fréquenter les cours du soir institués auprès des écoles primaires; plus tard, on organisa les écoles inférieures de commerce qui correspondaient aux quatre premières années de l'enseignement secondaire. Il y avait, en 1892, 09 établissements de ce genre fréquentés par 4,004 élèves. Pour les besoins toujours grandissants, il fallut créer de nouvelles écoles qui fussent à la hauteur des exigences modernes. Les élèves ne sont admis dans ces écoles que s'ils ont terminé avec succès les quatre premières années d'études d'un lycée ou d'une école primaire supérieure. En 1802, il y avait 28 établissements supérieurs avec l,70<j élèves. M. Csâky a même organisé, en 1890, des cours de commerce pour dames; 17 cours ont fonctionné avec 303 élèves. Le Cours oriental de l'École supérieure de Budapest n'ayant pas donné le résultat voulu, le ministre de llnstruciion publique, de concert avec celui du Commerce, a créé, en 1891, une Ecole orientale de coiruncrce dont le but est de former des élèves capables de diriger des maisons de commerce dans la péninsule des Balkans, -en Turquie et en Asie- Mineure, et d'être, en outre, attachés aux consulats austro-hongrois dans ces contrées. I>a première année il n'y avait que huit élèves, mais le nombre augmente sans cesse. On y enseigne surtout les langues roumaine, serbe, bulgare, turque et néogrecque, l'ethnographie et l'histoire de l'Orient, principalement de la Dalmatie, de la Bosnie et de l'Herzégovine, do la Roumanie, do la Serbie, de

la Grèce, du Monténégro, de la Bulgarie, de la Turquie d'Europe el d'A$ie; la géographie commerciale au point de vue des rapports de la Hongrie avec ces ])rovinces, le droit commercial en Orient et les institutions consulaires, les moyens de communication et finalement la langue française dont la connaissance pratique est supposée à l'entrée. Les élèves font des excursions dans les pays mentionnés sous la conduite des professeurs. Cet établissement deviendra une succursale très importante de l'Académie orientale de Vienne dont les élèves occupaient jusqu'ici les places de consuls. Il n'y a pas de Lycées ilcjcifnes filles en Hongrie ; les 6 classes des écoles primaires supérieures, quelques établissements fondés par Trefort, dont deux dans la cai>itale, suffisent amplement aux besoins. Leur programme d'études comprend l'instruction religieuse, la langue et la littérature hongroises, deux langues vivantes (français, allemand', la géographie, l'histoire, les mathématiques, les sciences naturelles, la physique, l'hygiène, l'économie domestique, la pédagogie (pour les classes supérieures), les travaux à l'aiguille, le dessin, la musique vocale et la gymnastique. Dans chacun de ces établissements il y a un examen d'entrée; l'enseignement est donné par des professeui^ hommes et dames. Un de ces établissements a un internat et forme une sorte d'École normale supérieure de jeunes filles. Celles-ci ne sont pas admises à l'Université comme étudiantes en médecine nu en lettres.

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Avant de parler de renseignement supérieur, il convient de dire quelques mots du Conseil supérieur de l'Instruction publique qui fonctionne depuis 1871 et a subi plusieurs modifications. Il fut organisé définitivement par un décret de M. Csâky en 1890. Ce qui le distingue du Conseil supérieur de France, c'est que tous ses membres sont nommés par le ministre; les professeurs des divers enseignements y ont leurs représentants, mais ce n'est pas le corps enseignant qui les choisit. Le Conseil ne s'occupe que de l'enseignement primaire supérieur, secondaire et commercial, mais jamais des affaires des Facultés et autres établissements d'enseignement supérieur; il n'a jamais à statuer sur des affaires disciplinaires; par contre, il s'occupe activement de la critique des livres classiques qui doivent obtenir son approbation pour pouvoir être employés dans les établissements publics. Le Conseil se réunit trois fois par an en assemblée générale, mais les différentes sections délibèrent toute l'année, élaborent les programmes des classes ainsi que ceux des examens des instituteurs et des professeurs. Quelques-uns des membres sont délégués par le Ministre comme commissaires pour les examens de maturité, d'autre^ se tiennent au courant du mouvement péda:rogique de 1 étranger. Le Conseil comprend un président ',

L Ce n'est pas le ministre: actuellement Fehér Ipolv abbe de Pannonhalma, le chef ecclésiastique des Bénédictins <1« Hongrie, occupe cette situation.

deux vice-présidents, un secrétaire général, deux rapporteurs et 30 membres nommés pour six ans. Les vice-présidents, le secrétaire et les rapporteurs seuls touchent une indemnité. Le président peut s'adjoindre pour certaines questions des hommes compétents qui ne font pas partie du Conseil. Il y a deux sections (lettres et sciences), chaque section a deux groupes (enseignement primaire et enseignement secondaire).

III. — L'ensefgneûicnt supérieur est donné par deux Universités, une École polytechnique, qui correspond k l'École centrale de Paris, et divers établissements d'enseignement supérieur, comme l'École des mines à Selmecz, l'École d'agriculture à Ôvar et des Académies de droit.

Le foyer le plus intense de la haute culture intellectuelle est YUnii'ersitè de Budapest qui peut aujourd'hui rivaliser avec les Universités les mieux organisées et les plus richement dotées de l'étranger. Le gouvernement, par des perfectionnements continuels, en a fait un établissement de premier ordre, de sorte qu'elle se place, tant par le nombre de ses cours et de ses élèves que par la richesse de ses collections, immédiatement après celle de Vienne et dépasse les autres centres universitaires de la monarchie austro-hongroise *.

1. Le nombre dos éb'^vos (3.502 en 1892) lui assigTïe le septi^'-rae rang parmi les Universités de l'Europe, elle arrive après Pî»ri«:. Vienne. Madrid. Berlin, Naples et Munich. — Le bud-

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Cesl laucienue Université fondée, en 1635. à Nagy-Szombat (lYrnau), par Pierre Pâzmany \ transférée, en 1777. à Biide, puis, en 1784, à Pest, et qui reconnait en Marie-Thérèse sa grande bienfaitrice -. Elle ne comprenait, à l'origine, que les Facultés de théologie et de philosophie ; en 1667, on ajouta la Faculté de droit, tandis que la Faculté de médecine ne fut créée qu'en 1769. L'Université de Budapest s'est toujours distinguée par son caractère éminemment patriotique : ses professeurs étai(,Mit et sont encore pour la plupart les membres les plus influents de l'Académie. Le lîéveloppement de cette École fut assez lent jusque vers 1860. mais à partir de cette date il s'accélère tous les ans ■^: les bâtiments deviennent trop étroits et

j--ôt do rUniversité pour 1892 était de 728,904 florins. — La durée des cours est, pour la théolog-io. le droit et la philosojjhie. quatre ans, pour la médecine cinq ans. Les élèves de I)remiére année de médecine suivent pour la i)iupart les cours scentifiques de la Faculté de philosophie.

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