Voy. plus haut, p
2. A l'occasion du centenaire de ce transfert, Th. Pauler, ancien Diinislro do la Justice, avait comaiencé à écrire l'histoire do celte Université A bndapesti mogy. Kir. tudomunyegyelem tvrténete, dont le premier volume, en trois fascicules (557 p.), a paru entre 1880 et 1885. L'ouvra{.'r> est resté inachevé, Pauler étant mort en 1886.
3. Nous relevons, d après les notes prises dans les Actes olliciels d<' c'Ue école: au commencement du siècle, le nombre de^
• élèves ne dépassait pas 50<3: en 1801, il y en avait 1..313; en 1867. 1,921; en 1882, 3,252: en 1801, 3,502. Les élèves on pharmacie sont comptés parmi \e^ philosoplies ; puisqu'il n'y a pas d'école do i)harmaoic, ces élèves suivent leurs cours en partie à la
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on souhaite ardemmeni la création d'une seconde Université pour la Hongrie, celle de Kolosvar étant destinée à la Transylvanie.
L'Université de Budapest a quatre Facultés : A) La Faculté de ilicoloyie a dix professeurs *. Tout l'enseignement de la théologie et des doctrines historiques qui éclairent l'histoire de l'Eglise, n'est pas concentré à Budapest. Les catholiques possèdent, outre cette Faculté, 33 séminaires, dont les élèves les plus méritants sont reçus au Paztnancum de Vienne, sorte d'annexé de la Faculté de théologie de cette ville. Si l'exégèse biblique et l'histoire du dogme n'ont pas de représentants illustres parmi les théologiens catholiques, on ti'ouve néanmoins i)armi eux de bons historiens de l'Église, comme Niclas Cherrier, Jean Pauer et Lânyi; de grands orateurs de la chaire, comme .Tean Horvâth , Joseph Mâjer, Lonovics, Haynald, Emerich Szabn, Samassa et Schlauch; parmi les savants on peut citer Szilasy, Udvardy, Hovàn3'i et Nogdll, dont la traduction de Y Imitât ioii est réputée classique.
Faculté de philoftoiiliie (ordre des sciences) et en jiartie à la Facuhé do niéd<'oin«*. — Les étudiants se répartissent : pour la relipon : catholiques: 42,5 0,0. catholiques grecs : 2,2 0/0, iLMOcs-ortliodoxes : 3.2 0 0, réformés : 11.1 0/0, luthériens : •J,2 0/U,uniates : 0,20 0, israélitos : .31,3 0/0. Presque tous sont liong-rois : 98,4 0/0.
1. Nous relevons le nombre des professeurs d'après les programmes pour 1891-189Ô. preuiier semestre.— La Faculté édite on ce moment, sous les auspices de l'Université, les Œuvres comph'les latines ot hun^'rois.s ilu cardinal Pâzmàny.
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Les Églises protestantes ue restent pas en arriére. Nous avons vu qu'au cours des siècles leurs écoles étaient le foyer du patriotisme et de la langue nationale : Debreczen, Sârospatak, Nagy-Enyed remplissent dignement leur rôle séculaire \ Les savants, comme Alexandre Székely, Révész. Zsilinszky, Fabé, Székâcs et surtout Maurice Ballagi, auquel sa traduction de la Bible et ses recherches de philologie hongroise assignent un rang à part. Somossy, Szeremlei, puis les orateurs de la chaire Kolmâr, Pap. L. Szilâdy. TOrnk. continuent le travail des grands réformateurs des siècles précédents dont la Hongrie est Justement fière.
Depuis 1876. les israélites ont également un séminaire à Budapest -. Les juifs de la Hongrie se sont toujours distingués par leur patriotisme éclairé. La rançon que le gouvernement autrichien leur avait demandée pour la part qu'ils avaient prise k la Révolution, leur fut restituée et forme la dotation de ce séminaire. Il en sort des rabbins d'un esprit libéral, ouvert à toutes les réformes compatibles avec le dogme. Peu à peu les communautés juives renonceront à faire appel aux pays allemands pour avoir des prédicateurs et le sermon en
1. Les réformés ont 5 séminaire?, les luthériens 8, les uniatc? L— Il y a en tout 52 séminaires avec L^'JU-l.O'W élèves et 3J(> professeurs, dont 21>*^ Hongrois. 61 Allemands, 41 Roumains, 7 Slovaques, 7 Serbes, 1 Croate et 8 Ruthénes. La Faculté de théologie de Budapest n'a que S& élèves.
2. Il serait tenip? que ceux de l'Autriche se décident à en fonder un. au liru d^nvoyer leurs candidats h Breslau.
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allemand est dores et déjà remplacé dans beaucoup de villes par le sermon en hongrois. Le séminaire de Budapest a une école préparatoire correspondant au cours supérieur du gymnase et une Faculté de théologie. Plusieurs' professeurs, comme Bâcher et Kaufmann, sont bien connus en Allemagne el en France pour leurs travaux d'histoire et d'exégèse juives.
B) La Faculté de (b-oit et des sciences politiques est la plus fréquentée; elle compte de 1,000 à 1,800 élèves. Le nombre des professeurs est de 20, plus 10 pricatdocent qui font 50 cours. Nous avons nommé les savants jurisconsultes qui constituent la gloire de cette école. L'étude du droit chez ce peuple de légiste est essentiellement pratique, de même que les études des sciences politiques; mais les savants théoriciens ne manquent pas non plus. Le nombre des ministres et autt'es hauts dignitaires que cette Faculté a donnés au pays est très grand. L'ancien ministre de la Justice, Th. Pauler, l'ancien ministre des Finances, Kei-kâpoly, le directeur de la Banque austro-hongroise, le distingué économiste Kaulz, le président actuel de la Chambre, Desider Szilâgyi, le ministre de l'Instruction publique M. AVIassics, l'ancien secrétaire d'État au même ministère, Auguste Pulszky, ont appartenu ou appartiennent encore à cette Faculté. A cause du grand nombre des étudiants les professeurs de droit furent les premiers à composer les manuels nécessaires à l'étude du droit, surtout du droit magyar. Los premiers travaux laissaient à désirer
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au poiul <le vue do la laiiLiuo, mais aujourd'hui la littérature juridique et économique peut satisfaire toutes les exi|jences. Pour initier le public étranger aux travaux orij.Muaux de celte école ou publie, depuis 1805, la Zcitschrift fiir nngarisches t»fJCid- Uchcs und Pi^ivatrecht.
Outre la Faculté de droit de Budapest et celle de Kolosvâr, qui seules ont le droit de conférer le grade de docteur exigé pour les avocats il y a onze académies de droit qui ont également quatre années de cours, mais où les élèves ne peuvent passer que les examens préparatoires. De ces Académies six sont catholiques, quatre réformées et une luthérienne. Elles ont en tout 110 professeurs et comptent de 700 à 800 élèves. Les plus fréquentées sont celles de Presbourg, de Nagy-Varad, de Debreczen et d'Eperjes, mais en général ces Académies sont en décroissance ; plusieurs végètent, dénuées qu'elles sont de tout secoui's intellectuel et bibliographique ^ Aussi le ministère a-t-il l'intention de supprimer celles qui se trouvent sous sa direction.
C- La Faculté de mcdeciiic compte de tHX) à 1000 élèves, le nombre dos professeurs est de 30, celui des pt-icatdoccut de 4r», qui font de 80 à fK) cours par semestre. C'est la Faculté qui a fait peut-être le plus de progrès depuis trente ans. Des
1. A Prosbour;^- il y avait, on ISTI, 317 «'Icvos, on 1892, ll.'i. Sur rAcadémie de Pro>bouiv- fondée en 1781, et sur celle d^ Na^ry-Vârad fondée en 1788. voy. les deux livres du CeTil<^nairo di- Orivav ei d.' Rozôkv.
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bâtiments splendides lui ont été élevés dans un quartier isolé doiu on devrait faire le centre de toute rUuiversilé. Le nombre des cours a triplé depuis le dualisme. Vienne, qui attirait anciennement la plui)art des étudiants en médecine, est peu à peu abandonnée par les Hongrois. Divisée en 14 sections, dont une pour les. élèves en pbarmacie (au nombre de 200 ', cette Faculté déploie une grande activité, attestée tant par les travaux l)ubliés dans les organes des Sociétés savantes de Budapest que par les deux publications périodiques en allemand : UHf/arfScItcs Arclt/c fur Mcdichi (rédacteurs en cbef : liôkai, Klug et Pertik, chez liergmann à Wiesbaden^ et les Uùf/arische Dcftrnge zirr AifjjCHheUkunôe. Les bons manuels hongrois commencent également à remplacer les mauvaises traductions des ouvrages allemands. — L'institut Pasteur de la capitale hongroise dépend également de la Faculté *. Des cours pour sages-femmes sont organisés aux Universités de Budapest etKolosvâr, puis à Presbourg, Szeged, Nagy-Szeben et Nagy- V.trad. Ces quatre cours ont de 450 à 500 élèves; l'enseignement s y donne, selon les besoins, en magyar, allemand, roumain et slovaque, mais à l'Université de Budapest en hongrois seulement, comme pour les autres matières.
D; La Fo.i'Hltc (le philosophie compte 300 élèves ; c'est dans cette Faculté que le nombre des professeurs est le plus élevé : ;32 titulaires, 24 privaUlo-
L 11 a soijm<'', en 1S92. r>10 mnhfl'?;
cent et 3 lecteurs ; le nombre des cours varie de 150 à 160, cest-à-diro 52,9 0/0 de tous les cours professés à TUniversité. Cette Faculté prépare au professorat (lettres et sciences), mais elle donne aussi l'enseignement supérieur à tous ceux qui cherchent à s'instruire d'une manière désintéressée K Anciennement, le nombre des élèves était plus élevé. Au moment où l'État fonda quelques gymnases laïques et les écoles rèala;, il pouvait facilement placer les élèves diplômés sortis de la Faculté; mais vers 1880, il y avait déjà pléthore, excepté pour les professeurs de philologie classique. Les lycées qui sont entre les mains du clergé étant, de même que ceux des autres confessions, fermés à beaucoup de candidats, le nombre des élèves a sensiblement diminué.
A cette Faculté on a attaché, faute de pouvoir créer une École normale supérieure sur le modèle de celle de Paris — ce qui était cependant le rêve de Trefort aussi bien que de Csâky — une École normale libre [tanàrkcpzO intczct) sans maison particulière, dont les élèves choisis parmi les meilleurs de la Faculté, suivent, outre les cours de l'Université, certaines conférences gratuites qui leur
l. La Faculté a neuf sections : 1" pliilosophie et pédag'ogie; 2* histoire et géographie ; 3"" philologie classique; l* mathématiques ; 5» physique et chimie ; C° histoire naturelle, 7» philologie comparée et. langues orientales (arabe, turc, persan, groupe ougro-flnnois et sanscrit); 8" langue et littérature hongroise; 9° langues et littératures modernes (allemand, français, anglais, italien, russe, roumain, bulgare.)
sionl spécialement destinées. Mais ce qui n'existe pas en France, c'est le lycée annexe à cette École qui fonctionne dex>uis 25 ans et qui a formé les meilleurs professeurs laïques de la Hongrie. Ce lycée a une année les classes impaires (1, 3, 5, 7) et, l'année suivante, les classes paires ; il est fréquenté par les enfants des meilleures familles dont le nombre par classe ne dépasse pas 30 *. C'est là que M. Karman, qui est le directeur pédagogique, a appliqué d'abord les méthodes qui, en 1879, ont été recommandées dans les instructions ministérielles. Cette institution a obtenu des éloges mérités de grands pédagogues allemands; elle était longtemps unique en P2urope.Au lieu de s'exercer quinze jours dans un lycée, ce qui est tout à fait insuffisant, les candidats hongrois sont obligés de passer toute une année à cette École; ceux qui n'obtiennent pas d'emploi au bout d'une année — cas assez fréquent — restent en contact avec ce Ij'cée dont l'influence bienfaisante se fait ensuite sentir dans toute leur carrière. A l'établissement sont attachés huit professeurs titulaires qui dirigent les candidats ; ceux-ci, au nombre de 30 à 40 par année, s'exercent chacun pendant trois ou quatre heures par semaine, se réunissent assez souvent pour discuter les leçons faites auxquelles les autres candi-
1. Dans les autres lycées de la caj)itale et même de la province, il n'est pas rare de voir des classes de GO à 70 élèves, mais la discipline étant relativement facile à faire, le grand nombre ne présente pas les inconvénients qu'il aurait ailleurs.
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dats ont assisté. Quelques-uDs ont une bourse de 400 à 500 florins.
I^ CoiiinrissiOii (fos cxomciis pouT les professeurs denseijrnenient secondaire est choisie en dehors de la Faculté, quoiqu'elle se compose en majorité de professeurs de l'Université. Comme en Autriche et en Allemagne, il n'y a qu'un examen pour obtenir le diplôme, mais chaque candidat doit prouver qu'il a suivi i)endant quatre ans les cours •de la Faculté. L'examen se divise en plusieurs l>arties ; d'abord les élèves sans distinction de la branche choisie doivent faire prouve de connaissances pédagogiques pédagogie pratique, histoire de la pédagogie et morale, et de la langue et littérature hongroises. Puis on leur accorde six mois jtour faire une sorte de thèse, dont le sujet est indiqué par le jury ; ce travail reste en manuscrit. Après la thèse, il y a les épreuves écrites sous la surveillance de l'État, puis les épreuves orales. Pour le choix des matières le groupement est fait en vue des écoles d'enseignement secondaire. On peut être diplômé pour les groupes suivants : ordre des lettres : hongrois-latin, histoire-latin, allemandlatin, hongrois-allemand, latin et grec, hongroisallemand-latin, hongrois-allemand-français, histoire et géographie ; — ordi'e des sciences : mathématiques-physique, mathématiques — géométrie descriptive; mathématiques, i)hysique et chimie ; géographie, histoire naturelle et chimie.
Le doctorat en pliilosophic ne confère aucun droit î\ l'ensei^neuKMit ni dans les Ivrées ni dan<