‹ La Hongrie littéraire et scientifiqueChapitre 30 sur 34 · I.A VIE SCOI.AllŒ V · texte numérisé non relu

I.A VIE SCOI.AllŒ V

les Facullôs: pourtant beaucoup de professeurs prennent ce grade. Ils font, à cet eflet, une thèse de 40 à 100 pages ; acceptée, elle est imprimée. Aux épreuves orales, où l'on ne discute pas spécialement la llièse, les candidats sont interrogés sur trois matières qu'ils peuvent choisir, comme latin-grec- allemand, hongrois- allemand -français, histoire- géographie et géologie, etc. — Il n'y a aucune différence entre les grades des professeurs des gymnases et de ceux des écoles rcalcs.

La hlbUoilicque de l'Université, dont le directeur est le savant historien Szilâgyi, possède 215,000 volumes. Les autres 'établissements d'enseignement supérieur dont il sera question ci-dessous ont leurs bibliothèques spéciales plus ou moins riches; la meilleure est celle de lÉcole polytechnique *.

La seconde Université de la Hongrie est à Kolasvnr iClausembourg, ; elle est tout à fait appropriée aux besoins de celte partie du pays où la lutte des nationalités est peut-être encore plus vive que dans la Hongrie proprement dite. Nous avons vu quel rôle la Transylvanie a joué dans la littérature et l'enseignement au cours des siècles, surtout depuis

1. 11 va en Hongrie 2.270 bibliolln-ques, dont 129 ont plus de 10,003 volua.e*; : il y a 3G bibliolh«"ques publiciues, les autres apj)aitienn<'ni aux communes ou aux confessions. Outre les 3 grandes bibliotlK'ques de la capitale [Musée, Université, Académie), on peut mentionm-r celle de Pannonlialnia, la uiaison-mére des Bénédictins l(>l,CioO vol.) et ceUe du Coll<\ir<-' fie Debreczen r>2.<>00vol. .

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la Rélorme jusqu'au cunimonccmcnt du xviir siècle, quels foyers de culture intense les princes transylvains y ont entretenus. Après la chute de Râkûczy, le déclin fui rapide, et, sauf quelques écoles des réformés et les établissements saxons, le niveau de renseignement était encore plus bas qu'en Hongrie. Marie-Thérèse avait bien fondé, en 1774, une Université à Kolosvàr, mais cette école devint bientôt un simple lycée. Lors du dualisme, la Transylvanie — au moins l'élément magyar — demanda à être rattachée par des liens solides à la mère-patrie, sachant que l'Etat serait plus puissant pour contribuer à sa prospérité que les confessions et les communes divisées par la haine des nationalités. Aussi EotvOs choisit-il Kolosvàr comme deuxième centre de l'enseignement supérieur ; il n'a pu voir l'ouverture de cette Université inaugurée en 1872 et qui porte, depuis 1881, le nom du roi Fr.\nçois-

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