JOSEPH
L'Université de Kolosvàr. n'a pas de Faculté de théologie ; mais, malgré cela, elle possède les quatre Facultés exigées pour pouvoir porter le titre dT/i/versitè, puisque la Faculté de philosophie est scindée en deux parties : lettres et sciences. Elle a actuellement 62 professeurs, dont 45 titulaires et 13 prii'atdocCiit ' ; le nombre des élèves était, en 1894, de 582 qui se répartissent ainsi : 301 élèves à la Faculté de droit. 129 pour la médecine, plus 30 élèves en pharmacie, 82 pour les lettres et -40
1. Droit 14 professeurs, médecine 10. lettres 13. sciences s.
pour les sciences '. L'Université confère tous les jirades et tous les titres, comme celle de Budapest; on y a institué dernièrement une commission d'examen pour les pharmaciens et un cours d'hygiène pour les futurs professeurs. Les cours de TÈcole normale sont rattachés aux Facultés des lettres et des sciences, mais il ny a pas de lycée annexe comme à Budapest ^
Une réforme assez importante, accomplie par M. Csâky en 1891, concerne la distribution des CoUcfjïcnucldcr. Auparavant, à l'instar des Universités allemandes, les étudiants payaient à leurs maîtres 1 florin 5 kreuzers par semestre et par heure. 11 arriva que certains professeurs de droit et de médecine touchaient des sommes énormes, car il y a des cours obligatoires qui sont de six à huit heures jjar semaine, tandis que. dans d'autres Facultés où les étudiants sont moins nombreux, comme pour la philologie, les langues vivantes et orientales, les professeurs étaient presque réduits à leur traitement qui est, au début, de -2,900 florins pour les professeurs ordinaires et de 1,800 florins pour les professeurs extraordinaires. Malgré de vives réclamations, M. Csâky a décrété qu'une somme fixe (30 florins serait versée par chaque étudiant au commencement de chaque semestre et que la répartition serait faite de la manière sui-
1. Il y a à Kolosvâr, comuio à Budapest, un professeur de lang-ue et littérature roumaines: en Transylvanie le roumain yonX être choisi comme branche d'enseignement.