MINISTÈRES DE COMBAT
Parmi les vestiges de l'union étroite où vivaient la Religion et l'État au moyen âge et dont quelques-uns ne sont pas encore complètement disparus en Hongrie, il n'y en eut pas de plus important au point de vue social que celui qui conférait aux prêtres des différentes confessions le devoir de tenir les livres matriculaires de l'état civil dans les communes. Devoir aisé à remplir quand la paroisse et la commune ne faisaient qu'un tout identique ou quand les fidèles de chaque religion étaient assez nombreux pour avoir leurs prêtres respectifs; devoir très délicat au contraire, soit pour les parents, soit pour les prêtres, dès qu'il s'agissait d'enfants nés dans une religion qui n'avait pas sa paroisse dans la commune, ou issus d'un mariage mixte. Dans le premier cas il fallait que les parents s'en aillent jusqu'à leur paroisse la plus proche pour y faire leur déclaration de naissance, et dans le second les prêtres ne devaient que constater la naissance de l'enfant n'appartenant pas à leur religion, avec l'obligation d'en avertir leur confrère intéressé le plus promptcment possible. Les contestations qui pouvaient résulter de cette combinaison déplorable dçs livres matriculaires des paroisses avecles registres de l'état civil, que l'igno-