ÉPILOGUE
Ne pas ajouter aux pages précédentes quelques lignes sur les succès magnifiques remportés par le « parti libéral " aux élections législatives qui eurent lieu en Hongrie du 2 au 10 octobre dernier, serait presque une faute de goût, tellement ils arrivent à point pour fournir l'apothéose finale indispensable au présent volume.
La majorité gouvernementale de la Chambre nouvelle se composera de 277 députés, tandis que les « intransigeants de la nuance de Kossuth » , les « Ugronistes » , le a parti du peuple » , les « nationalistes " , les « démocrates » , les « indépendants " n'ont pu en faire élire que 80, 12, 25, 5, 1, et respectivement 13!
Succès que l'auteur signale avec joie, non seulement parce qu'ils confirment le jugement qu'il a porté sur les différents gouvernements qui se sont succédé dans les pays de la couronne de saint Etienne depuis 1867 en général, et sur celui de M. de Széll en particulier, — à cet égard, il n'a eu qu'à se rendre à l'évidence, — mais surtout parce qu'ils ont pu se produire sans enfreindre en quoi que ce soit les commandements du libéralisme le plus pur, et tout à fait à l'abri de la pression administrative, même la plus légère.
Que les ennemis de la Hongrie et du constitutionnalisme ne se réjouissent pas trop tôt de l'aveu tacite contenu dans cette énonciation ! Car, si dans certaines circonscriptions arriérées, et conséquemment irrédentistes, on favorisa jadis les candidats hongrois, ce ne fut pas à cause de leur origine magyare, mais à cause de leur programme libéral et progressiste, consciencieusement rempli ensuite au Parlement, comme