‹ La Hongrie moderne de 1849 à 1901; étude historiqueChapitre 4 sur 168 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

la longue période de son éclipse expiatoire, il est devenu à cette heure le gardien pieux du feu sacré du parlementarisme, le semeur des idées occidentales au seuil de l'Orient, le tampon ethnique entre les éléments germaniques et slaves.

Si avec son territoire de trois cent vingt-cinq mille kilomètres carrés, avec son budget annuel de onze cents millions de francs, avec son armée de quinze cents mille combattants, marchant la main dans la main avec T Autriche et ayant pris pour devise celle de son premier roi saint Etienne : Quis contra nos, si Deus pro nobis? il attend en toute confiance les arrêts du destin, — l'affection des autres peuples lui tient beaucoup au cœur, et notamment celle des Français, dont le tempérament a tant d'analogies avec le sien.

Et comme en outre ce fut dans les comitats (départements), parcourus en 1809 par les soldats de Napoléon et électrisés par le contact de ces colporteurs inconscients des mots d'ordre les plus suggestifs de la Révolution, que prit son essor la Renaissance hongroise : soumettre tout d'abord à la France une étude faite sur la Hongrie moderne était tout indiqué. Qu elle forme un anneau modeste pour la chaîne de sympathie et d'amitié entre les deux pays, que leurs amis voudraient rendre indissoluble, et à laquelle l'auteur n'a jamais cessé de travailler selon ses faibles moyens, depuis qu'il est l'hôte — rempli de gratitude et d'admiration — de la France auguste, puissante, héroïque et radieuse!

Gacé (Orne), septembre 1901.

LA

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