VIH. — LA QUESTION SÉMITIQUE
truit, intrigant, entreprenant et constant, qualités excellentes pour obtenir le succès. Le Juif sait toujours ce qu'il veut, n'est pas trop formaliste et de regarde pas de trop prés aux. moyens d'arriver. Pour un Chrétien l'honneur est chose essentielle; un Juif peut s'en passer. Un Juif qui flatte, qui rampe, qui trompe n'est pas perdu dans la considération de la société juive. Lorsqu'il s'agit d'arriver, il sait être patient et résister à la fatigue, au mépris, aux rebuts. Il revient plusieurs fois â la charge et ne lâche jamais prise. Dès qu'il a guetté une proie, il ne la perd plus de vue ; et jetant ses filets dans toutes les directions, il reste à l'affût jusqu'à ce qu'elle ne soit tombée dans ses mains. Si dans un salon où se trouvent un Juif et un Magyar debout il n'y a qu'une chaise vide, soyez persuadé que h' premier à s'asseoir sera le Juif. Si un grand personnage entre dans le salon et personne n'ose l'aborder, soyez certain que le premier à lui adresser la parole, en n'importe quelle langue, sera l'Israélite. Il écorchera peut-être toutes les langues qu'il baragouine, mais il n'y en a pas une qu'il se réfuse de parler à l'occasion. En règle générale, un Israélite n'est pas précisément un brave dans le dangerj mais, lorsqu'il ne risque ni sa vie qui lui est plus chère que son honneur, ni son argent qui lui est plus cher que sa vie, il met en jeu et il aban- N donne tout le reste avec une insouciance et une audace inouïes. Le Juif a généralement de grandes Ver- La Hongrie poliliqt<e et sociale. 18
tus domestiques, et, lorsque son intérêt n'est pas compromis, il peut être aussi bon enfant et aussi aimable que le mieux élevé des Chrétiens. Mais s'il essaye de plaire, c'est parce qu'il espère tirer quelque profit de -son amabilité. Les délicatesses platoniques du Chrétien lui semblent des simagrées et des faiblesses, et comme ce n'est certes pas lui qui a inventé la chevalerie, il la comprend difficilement. Il conçoit fort bien que l'on puisse employer la grâce comme on emploie la ruse, mais toujours et seulement en vue du but que l'on poursuit. Au point de vue juif, la loyauté, la franchise et la générosité ne sont pas des vertus désirables, mais des formes brillantes, des moyens commodes que l'on peut quelquefois utiliser avec prudence, mais qui ne doivent point former une partie essentielle et intégrante de la nature juive. L'Israélite, en sa qualité d'homme d'affaires, est opportuniste en tout ; et il sert le plus fidèlement le gouvernement qui, par ses nombreux compromis, laisse ouvertes plus de voies où le Juif puisse librement vaquer à ses petites affaires qui mènent aux grandes.
Naturellement, dans ces appréciations qui ne sont pas entièrement à l'avantage du peuple juif amassé dans la capitale de la Hongrie et pris dans sa totalité, il faut savoir tenir compte des exceptions que l'on peut signaler non pas seulement dans les carrières libérales et dans la presse, mais dans la banque et dans le commerce. C'est d'ailleurs au sein duju-