‹ La Hongrie politique et socialeChapitre 99 sur 133 · VIII. — LA QUESTION SEMITIQUE · texte numérisé non relu

VIII. — LA QUESTION SEMITIQUE

ce tiers devenir la moitié dans l'espace de dix ans. Les cours de médecine et de droit sont, les plus fréquentés par les Israélites. Dans le premier semestre de l'année passée les Israélites inscrits a la faculté de droit étaient au nombre de 385 ; à la faculté de médecine il y en avait 617. Ces cours ouvrent le chemin à la richesse, à la politique^ à L'influence sociale et quelquefois même à la noblesse. Les Israélites, l'ayant compris, se sont jetés dans cette voie avec ardeur et y persistent avec une obstination digne d'être imitée par les Chrétiens.

Si un danger existe dans cette concurrence universitaire des Juifs, ce dajjgej; est tout spécial pour la métropole de la Hongrie. A l'Université de Kolozsvàr, dans le premier semestre de l'année passée, sur 477 étudiants, on ne comptait que 29 israélites, c'està-dire à peu près la seizième partie des étudiants. Il faut par conséquent conclure que le plus grand nombre de^ étudia-aïs israé'.ites qui fréquentent l'Université d.e Budapest est fourni par !a ville de Budapest elle-même, un vrai triomphe pour le peuple d'Israël, mais qui nous mène forcément à des considérations très pénibles. Si on a appelé la ville de Gran la Rome hongroise, si on appelle la ville de Debreczin la Genève de la Hongrie, o n ne tardera pas à appeler Budapest la Jérusalem magyare ou l'Athènes des Juifs. Nombre de Magyars auront alors raison de se demander s'il valait la peine de changer .de Gouvernement et de saluer avec un si grand en-

thousiasme la nouvelle renaissance hongroise, uniquement pour que tout cela tourne au profit presque exclusif des Juifs.

Ce que nous venons d'observer peut induire quelques-uns de nos lecteurs en erreur et leur faire croire qu'à notre tour, par un indigne préjugé, nous prenons parti contre les sémites. Nous devons donc nous hâter de déclarer que nous n'avons aucune prévention personnelle contre les descendants d'Israël. Nous ne craignons point les Juifs comme individus, mais lorsqu'ils deviennent masse, une masse active et remuante, notre préoccupation devient sérieuse. S'il y avait encore sur la terre une région riche, fertile, capable de nourrir tout un peuple, notre idéal, en ce qui concerne cette race orientale devenue nomade en Europe, serait de lui donner en partage cette région, sans restriction aucune, en y constituant un seul puissant État israélite. Mais ce peuple jadjâ-ilispersé et persécuté, qui veut encore rester juif et envahit à Budapest la société chrétienne qu'il exploite, qu'il dépouille, qu'il ruine, dont il occupe les places, usurpe les titres, diminue de jour en jour la force et l'influence, ce peuple-là, à cause de son nombre excessif et de son audace nous exaspère et éveille en nous, par intérêt pour les Magyars, un sentiment légitime de défense et de révolte.

La femme israélite est généralement belle, aimable et séduisante. L'homme juif est intelligent, fin, ins-

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