Y. — DN MINISTRE DE LA RENAISSANCE
à des hommes telsque les Békéy,les Forster, lesSzàlaï,
les Klàmaricb, les (lonczy, les Berzévici et les Markussowsky, lui permet de se maintenir en un rapport continuel et sympathique, on pourrait presque dire en communication électrique avec toutes les institutions de sou ressort. Ce travail supérieur qui se l'ait dans les bureaux de l'instruction publique de la Hongrie est, croyons-nous, unique en Europe et mérite qu'on le signale aux autres administrations aussi bien de la Hongrie que des autres pays civilisés où l'employé est généralement l'obstacle aux plus hautes inspirations du ministre. M. Tréfort a fait preuve d'une grande prévoyance en séparant nettement le travail nécessaire, mais manuel et usuel de la bureaucratie, du travail intelligent qui doit seconder directement l'œuvre du ministre et faire de l'administration supérieure des écoles et par suite de la culture nationale un corps organique ayant conscience de son but, de ses devoirs et des moyens les plus aptes à réaliser la réforme intellectuelle de la société. En visitant les écoles de Budapest en compagnie de ces véritables illustrations de la bureaucratie hongroise, nous avons senti combien l'œuvre que M. Tréfort poursuit est féconde et combien est précieux le concours de ces hommes dévoués, instruits et actifs qui portent pour ainsi dire rame du ministre dans les écoles.
Le portrait de cet illustre ministre se trouve daus presque toutes les écoles et nous avons constaté avec la plus vive satisfaction cet hommage rendu par les
chefs des institutions scolaires à ce grand, modeste et infatigable bienfaiteur de la société hongroise. M. Tréfort n'est pas seulement la principale gloire et la plus grande force du cabinet Tisza, mais il serait l'homme nécessaire comme ministre de l'instruction publique dans n'importe quel cabinet. Ses compatriotes l'apprécient et le jugent comme il mérite, mais il nous a semblé qu'on ne saisit peut-être pas assez la grandeur de l'œuvre accomplie, et qu'on ne mesure pas suffisamment la force du génie qu'exigeait l'accomplissement de cette œuvre. L'opposition en outre chicane quelquefois injustement le ministre sur un point où il nous semble précisément qu'il mériterait les plus grands éloges.
En parcourant la capitale et les villes principales de la Hongrie nous avons remarqué avec un sentiment de vive admiration comment les plus beaux édifices et les plus grandioses sont réservés aux écoles. « Trop de luxe » crie l'opposition, qui juge d'après les apparences et ne se donne guère la peine d'entrer dans ces résidences royales destinées par M. Tréfort à la science. « On pourrait obtenir les mêmes résultats à moins de frais, s'écrie-t-on. Nous sommes pauvres; contentons-nous d'une demeure plus modeste. Pourvu que les maîtres soient capables, qu'importe l'endroit où ils enseignent? Les anciens philosophes de la Grèce n'enseignaient-ils pas en se promenant? » En entendant <\<}* propos pareils on serait fondé de croire que l'opposition n'a aucune