‹ La Hongrie politique et socialeChapitre 97 sur 133 · VIII. — LA QUESTION SÉMITIQUE · texte numérisé non relu

VIII. — LA QUESTION SÉMITIQUE

que sur 10,000 naissances il y a ou, dans l'année 1881, 509 enfants qui sont nés morts chez, les Catholiques el seulement 98 chez les Israélites; 203 fausses couches chez les Catholiques et seulement 46 chez les Israélites. Ces proportions nous semblent vraiment inquiétantes pour la ville de Budapest, où les 80,000 ou 100,000 Juifs actuels menacent de se doubler et de devenir une débordante majorité d'ici à quelques années.

Mais il y a une autre statistique qui devrait préoccuper encore davantage les Magyars.

Dans les écoles élémentaires de Budapest, d'après la statistique de l'année 1881, sur 84 Catholiques et Calvinistes, on compte 24 Israélites. Si donc les Juifs sont actuellement moins que le quart de la population totale de la ville de Budapest, dans les écoles élémentaires ils sont déjà plus que le quart.

Dans les bùrgerschulen de Budapest, qui sont un complément des écoles élémentaires, a côté de 581 gar- , çons catholiques, de 51 garçons luthériens, de 36 garçons calvinistes, ou comptait 396 garçons israélites. En même temps, à côté de 710 jeunes filles catholiques, de 02 jeunes filles luthériennes, de 44 jeunes filles calvinistes, on comptait 753 jeunes fillesJ#2L israélites! Dans les lycées â côté de 1,163 écoliers catholiques, de 209 luthériens, de 226 calvinistes, il y avait 881 israélites ; dans les reàlisUolàh ou écoles techniques, â côté de 773 catholiques, de 72 luthériens, de 40 calvinistes, on comptait 720 israélites !

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Ces chiffres authentiques n'ont pas besoin de commentaires. Ils nous prouvent que la proportion du quart par rapport à la totalité de la population ne tient plus, si l'on considère la population des écoles moyennes où les Juifs ne représentent plus le quart mais à peu près la moitié des étudiants. Dans les écoles élémentaires où l'instruction est également obligatoire pour tonte la population, nous voyons qu'une partie des enfants des autres confessions s'y soustrait déjà de manière que la proportion des Israélites, telle que nous la présente le recensement général de la population de Budapest, commence à s'y altérer. Mais cette proportion change radicalement dès qu'on passe des écoles obligatoires aux écoles facultatives. Tandis que nombre de pères chrétiens ne donnent â leurs enfants que l'instruction des écoles élémentaires, les Juifs qui ne s'en contentent pas font suivre à leurs fils tous les cours, y compris ceux de l'université; car le Juif veut arriver à tout prix et cherche sans cesse tous les moyens de parvenir. Dans les burgcrschulen, nous l'avons dit, les jeunes filles israélites sont presque aussi nombreuses que les garçons de leur confession ; dans les écoles supérieures les jeunes filles israélites sont en majorité. Mais il y a plus encore. Dans les bïirgerschulen et dans les écoles moyennes que nous avons visitées, lorsque le professeur demandait qui voulait répondre à la question qu'il posait, c'était presque toujours un garçon ou une jeune fille israélite qui

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