‹ La honte de l'EuropeChapitre 13 sur 18 · RÉFORMES · texte numérisé non relu

RÉFORMES

Quel résultat ont eu les insistances de sir Henry Bulwer pour obtenir des réformes ?

— Aucun.

Quel résultat obtiendront de nouvelles insistances, en admettant qu'elles soient présentées au nom du comte Beaconsfield par le trés-honorable sir Henry EUiot ?

— Le même.

Qu'y a-t-il donc à faire ?

n ne reste plus qu'à livrer au châtiment qu'il mérite un gouvernement de voleurs, un gouvernement qui applique à ses tt DÉPENSES PRIVÉES » , et au détriment des souscripteurs de ses emprunts, des sommes de a cent cinquante millions DE francs n, un gouvernement de banqueroutiers frauduleux !

Lorsque les ambassadeurs d'un tel gouvernement continuent d'être admis aux réceptions ofBcielles des gouvernements qui ont le respect d'eux-mêmes, que faut-il penser

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LA HOVTK DE L'EUHOPE. 67

Tares auront cessé de l'occuper et où le sol lavorisé du ciel donl ils empêchaient et dont ils empêchent encore de tirer parti aura passé aux mains laborieuses et intelligentes des ingénieurs et des travailleurs mis en mouvement par le capital anglais et le capital fraoçais, qui, chaque année, seront de plus en plus ardents à la recherche de placements fructueux et siirs I

Alors il y aura des roules, des chemins de fer, des canaux qui porteront l'activité et le bien-être là où régnent maintenant l'indolence et la pauvreté.

Les chancelleries qui paraissent perpétuer à plaisir cet étal misérable dont le changement serait si désirable et si lacile sont sans excuse.

Oii est la difficulté et, en admettant qu'elle existe, où est la garantie que la difficulté, qui n'est pas moindre en 1876 qu'en 1856, sera moindre en 1896 qu'en 1876 ?

Uaedéputationd'ouvrierss'étantrenduean^orei^fl-Q^e, et s'étant adressée à lord Derby, il lui a fait celte réponse :

La teutative ■> d'elTacer la Turquie de la carte de l'Europe »

«mËuerait une guerre bnatique, en comparaison de laquelle les

les bagatelles. Rejetez les

ini celte partie dn monde

■ans. La difficnilé ne sera

}ui campent en Europe ?

ille, tandis que les procomptent plus de huit

deux chiffres est la coniBsardée de lord Derby, Turcs en Asie amènerait m de laquelle les crimes «igatelles » .

Que pèseraient ces douze cent mille Turcs campés en Europe, le jour où leur sultan n'aurait plus de trône à Constantinople , le jour où ilserait allé régner soit à Damas ^ soit à Brousse?

Selon toute probabilité , deux courants en sens contraire s'établiraient :

Un courant qui porterait d'Europe en Asie tout ou partie des douze cent mille Turcs des provinces européennes ayant cessé d'être ottomanes;

Un courant qui porterait d'Europe en Asie tout ou partie des quatre millions cinq cent mille chrétiens des provinces asiatiques , heureux de pouvoir enfin se soustraire à la domination musulmane.

Ce serait la séparation pacifique des deux éléments opposés, — l'élément chrétien et l'élément musulman;

doncî ce serait le contraire de la guerre fanatique devant l'image de laquelle Téloquence de lord Derby a tenté de faire reculer d'épouvante l'Angleterre indignée des atrocités turques.

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