LA TURQUIE VICTORIEUSE
10 lepiembre 1876.
Si la Turquie ne finit par triompher de THerzégoviue et de la Bosnie soutenues par le Monténégro et la Serbie, le faisceau de ses « possessions immédiates ^ en Europe achèvera de se rompre, la Turquie d'Asie et d'Afrique continuera de subsister, mais la Turquie d'Europe n'existera plus même de nom.
La Turquie vaincue, voici ce qui fût arrivé :
Le successeur du Padishah assassiné, Abdul-Aziz, et du Padishah déposé, Mourad V, le nouveau Padishah, Abdul- Hamid II, eût évacué Constantinople et transporté le siège de son gouvernement à Damas (1), où il eût gouverné encore une nation de quatorze millions d'habitants, et où rien n'eût empêché qu'il emmenât avec lui les musulmans qui grossissent les rangs de son armée, les femmes de ses harems et ses eunuques.
Le détroit des Dardanelles eût été nationalisé, neutralisé, désarmé, impartialement ouvert au passage de toutes les marines, sans distinction entre marines militaires et marines marchandes.
Constantinople eût été érigé en ville libre et en port franc, il eût reçu une garnison dont les contingents eussent été
( ) Damai, capiUle de la Syrie, a 180,000 habitent! , dont 3,000 chrëtieni teaement. Sitnëe an pied oriental du Liban, dam nne plaine fertile, elle a dei mosquées magnifiques et de nombreuses manufactures de tebac, de coton et de soie. Elle a un commerce très-actif avec Alep, Bagdad, le Caire, la Uecque. Elle leur expédie, outre les produits de son industrie, les articles d'origine persane ou européenne qui lui arrivent par des caravanes ou par le port méditerranéen de Beyrouth, qui n'est qu'& cent kilomètres de Damas et qui a 40,000 habitents.
fournis par chacune des six puissances garantes de Texécutîon du traité du 30 mars 1856 et de son annexe le hatticfaériffdu 18 février, aulhentiquement déclaré par elles de