F. JEAN. SIWARD, MORAND. SIMON
F. JEAN
Cours aux charriots, ^lorand: envoie-leur de nou-
velles flèches. Les trousses de nos archers commencent à s'épuiser.
MORAND
Je vole. (Il sort.)
SIWARD
La commission est de son goût. Il n'aime pas à voir battre les taureaux de trop près.
SIM OIS', regardant du côté de la bataille.
Grâce à Dieu et à saint Leufroy, ils sont pris dans ce marais comme des oiseaux dans la glu.
SIWARD à F. Jean.
Quand donc me permettrez-vous de me mêler de la besogne?
F. JEAN
Maintenant, capitaine, une charge vigoureuse sur leur Hanc. Évitez le marais avec soin. Voyez-vous ces saules? au delà le terrain est bon pour vos chevaux bardés.
SIWARD
Vous allez voir ce que je sais faire.
F. JEAN
Tournez à gauche de ce bouquet de peupliers : quand vous serez sur un terrain ferme, lancez-vous sur eux sans crainte, je vous soutiendrai avec mes piquiers.
SIWARD
A moi, gendarmes! à Siward! à Siwardl di son.)
SIMON
Et nous que faisons-nous?
F. JEAN
Va dire à Renaud (|u'il ne se laisse pas entraîner trop avant à la poursuite de l'aile gauche. — Ensuite tu viendras me joindre, je vais faire avancer les piquiers. Nous allons donner le coup de grâce à la bataille du Sénéchal.