‹ La JaquerieChapitre 102 sur 139 · F. JEAN, CHEFS DES PAYSANS ET DES AVENTURIERS · texte numérisé non relu

F. JEAN, CHEFS DES PAYSANS ET DES AVENTURIERS

F. JEAN

Vous le voyez : ils viennent pour traiter avec nous. Si chacun s'en était allé à sa maison, ils auraient repris du cœur et nous auraient détruits en détail.

SIMON

Je ne dis pas non ; mais, voyons un peu ce qu'ils demandent.

F. JEAN

Qu'on les fasse entrer.

(Knirent Jean de Bellisle et maîlre Yvaiii Langoiranl.) F. JEAN.

Qui êtes-vous, messires, et que venez-vous demander au conseil suprême des communes?

BELLISLE

Très-illustre capitaine, je me nomme Jean de Bellisle, chevalier de l'hôtel du roi. Voici le docte maître messire Yvain Langoirant, docteur en droit, et nous sommes envoyés par mon redouté seigneur, le duc de Normandie, régent de ce royaume, pour traiter de la paix.

LANGOIRANT.

C'est-à-dire, écouter vos plaintes et y faire droit si le cas y échet.

BELLISLE

C'est ce que vous expliqueront ces lettres dont

nous sommes porteurs. (n remet des lettres à K. Jean.)

LANGOIRANT à Bellisle.

Messire Jean, c'est moi qui dois parler comme vous le savez. Mon discours est prêt; laissez-moi faire.

BELLISLE, bas.

Que Dieu y ait part! Mais abrégez, croyez-moi.

LANGOIRANT.

Hem ! hem! hem !

(Il ôte son bonnet et salue trois fois, puis se couvre, tousse et retrousse ses longues manches.)

F. JEAN

Commencez donc, nous écoutons.

LANGOIRANT.

Monsieur et messieurs, Anaxagoras, en son tems, philosophe et docteur en médecine et physique* de Denis P*", roi de Sicile, interrogé par ledit Denis sur ce qui, à son sentiment, était le plus utile au bonheur d'un royaume, répondit qu'il y avait deux choses nécessaires à la félicité publique, et une troisième qui était indispensable.

MORAND, à Renaud.

Comprends-tu?

SIMON

Que nous vient-il contei

LE L0UP-GAR(JU

Est-ce irançais qu'il parle?

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