‹ La JaquerieChapitre 3 sur 139 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

la théorie, publie son Cromwell; Stendhal affirme que « la nation a soif de sa tragédie historique. « Mérimée ne veut pas demeurer en reste.

Il publie, en avril 1828, dans la Revue trimestrielle, un fragment d'un drame historique qu'il prépare, drame inspiré de Shakespeare, de Goethe et des Chroniques médiévales qu'imprimait son ami Buchon^. Puis, la curiosité du public ainsi piquée, il lance, en juin, la Jaquerie^ scènes féodales. Elles sortaient des presses de Balzac. C'est une petite tragédie romantique, écrivait peu auparavant Mérimée au docteur Edwards. Il avait lu ces quelque trois cents pages à ses amis, le duc Stritillo, le comte Jacquemont, le baron de Mareste, en son logis, 16, rue des Petits-Augustins. Le Globe leur consacra, le 11 juin, une courte annonce, puis, le 28, un article de Rémusat. Il ne semble pas que l'ouvrage ait fait le même bruit que CromiK'ell, ni qu'il ait eu grand succès.

Les Scènes féodales, pourtant, répondaient parfaitement aux goûts du jour et à l'esthétique nouvelle. Shakespeare, W. Scott, Goethe et le moyen âge connaissaient la vogue la plus grande. Un ami de Mérimée, Paul Duport, venait de consacrer au premier un Essai littéraire^ suivi d'une Analyse raisonnée de toutes ses pièces^, Defeauconpret de traduire W. Scott. Les Odes et Ballades, le « roman

1. Cf. Bibliographie de la France, 7 juin 1828, n» 344G; Tourneux, Prosper Mérimée, ses portraits..., 1879, p. 58, et Hanotaux et Vicaire, La Jeunesse de Balzac, Balzac imprimeur, Ferroud, 1904, in-8», p. 84 et 258.

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