I. Vol. I. pp. 72, i88-i8<) ; vol. II. p. 3o
sa LA JEANNE D ARC DE M. ANATOLE FRANCE
ne combattre contre nuls de ses ennemis ! » Cela se passait quelques jours avant la bataille de Poitiers. Le roi, cependant, s'est obstiné à vouloir combattre, a été piteusement vaincu et fait prisonnier. Dans la seconde version de M. France, c'est encore la même histoire, mais racontée beaucoup plus long;uement : cette fois, le roi Jean refuse de voirie Vavasseur, se moque de son message, livre bataille, et est vaincu. Dans la troisième version, nous apprenons que le Vavasseur a parlé de ses Voix à son curé : en quoi il se montre de nouveau bien différent de Jeanne, qui, elle, n'a voulu parler de ses voix à aucun prêtre.
Cette histoire, qu'il reproduit ainsi à trois reprises, M. France l'emprunte à la Chronique des quatre premiers Valois^ publiée par M. Siméon Luce ^ : mais il omet d'ajouter que, suivant l'opinion de M. Luce, cette histoire n'a jamais été qu'un mythe ! Aussi bien, le même mythe s'était-il déjà rencontré dans l'histoire ancienne , et allait-il reparaître encore , beaucoup plus tard, dans notre histoire d'Ecosse, où la figure mystérieuse allait s'approcher de Jacques IV à l'église, juste avant la bataille de