QUELQUES AUTRES CO^'TRADICTIO^'S
Elle, dont M. France nous dit ailleurs que «jamais elle n'observait Fennemi », elle a seule observé que le feu des Anglais se ralentissait et que leurs munitions s'épuisaient. « Les Anglais n'ont plus de force ! clame-t-elle. Approchez les échelles » ! ' Puis, lorsque la queue de son étendard a touché le mur : « Tout est vôtre, et y entrez ! » Aussitôt ils entrent, et « le vieil étendard de Chandos, après avoir flotté sur quatrevingts ans de victoires, recule devant l'étendard d'une enfant. Car elle était là, debout sur le rempart, la Pucelle - '....Toutes ses prophéties se trouvaient véritables, quand l'accomplissement dépendait ae son courage et de sa bonne volonté »■*.
D'un bout à l'autre de ce chapitre, les mots de M. France fouettent le sang comme un éclat de clairon ! Le biographe a, tout d'un coup, oublié ses « explications » ; il a oublié que Jeanne « n'était pas un capitaine », qu'elle « n'avait jamais été consultée », que « jamais elle n'observait l'ennemi ». M. France a éprouvé ce frisson qu'éprouve chacun de nous, Français ou Anglais, lorsqu'il songe à ce grand fait d'armes