‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 51 sur 108 · Vol. I, pp. 336-349, ^^^ ^^ suiv., 3.">8, 3(>o · texte numérisé non relu

Vol. I, pp. 336-349, ^^^ ^^ suiv., 3.">8, 3(>o

par la marche du sacre, l'occasion de recouvrer la Normandie » '.

Nous entendons bien que Jeanne est plus facile à « expliquer » si l'on arrive à établir que les avis qu'elle donnait étaient mauvais, et non pas bons : n'importe quelle petite fille est de taille à donner de mauvais avis. Et ainsi. M, France nous dit que l'avis de Jeanne était mauvais, lorsqu'elle a conseillé la marche vers Reims, et que l'obéissance à cet avis a été suivie des résultats les plus désastreux. C'est dans sa Préface qu'il nous dit cela : mais, avec cette mémoire « confuse » qui lui est habituelle, il oublie, en écrivant sa Préface, que ce qu'il y écrit se trouve contredit par la manière dont il a raconté la marche vers Reims, au cours de son livre. Là, en effet, l'idée ne lui est pas encore venue de rabaisser Jeanne à un niveau humain et intelligible en déclarant qu'elle avait donné des conseils déraisonnables, et qui, malheureusement, avaient été acceptés. Tout au contraire, à ce moment, toujours suivant son même désir de nous rendre Jeanne intelligible, il a imaginé d'alîirmer que personne n'a pris la peine de l'écouter, lorsque la Cour a décidé de se rendre à Reims.

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