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LA POLITIQUE DE JEA^'NE d'aRC 87
lui en avaient, peu à peu, échappé, dans une vie rude parmi des gens d'armes. »
Voilà donc ce que nous déclare M. France, à la page 264 de son tome II ! Mais dès la page 266, il a déjà oublié cette admirable preuve de « quelque influence cléricale ». 11 a oublié que Jeanne, suivant sa théorie, devait avoir oublié son ancienne politique cléricale, et il nous la montre, à Rouen, en pleine crise de mysticisme politique !
Les faits sont les suivants. En mai 1428, Jeanne, s'étant rendue auprès de Baudricourt, le capitaine de Vaucouleurs, lui dit, entre autres choses, que « le royaume n'appartenait pas au Dauphin, mais à Dieu, et que, cependant, c'était la volonté de Dieu que le Dauphin fût couronné roi, et put tenir le royaume en commendc » \ C'est en prononçant ces paroles que Jeanne, suivant M. France, nous a manifestement prouvé qu'elle était « endoctrinée par quelqu'un de ces hommes d'Église dont nous avons déjà senti l'influence à l'occasion d'une prophétie lorraine-. »
Plus tard, il est vrai, à Rouen, « on est bien obligé de reconnaître qu'il ne subsiste plus en