‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 77 sur 108 · I. Lis La Trcniuï//c, vol. I, p. iç)(!-20i · texte numérisé non relu

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LA. FORÊT DES ERREURS io5

1432 se justifie clairement par TafTaire de la rançon de d'Aulon, dont M. France s'abstient de nous faire mention.

Si vraiment, comme nous le dit M. France dans un autre endroit, « Jeanne était dans les mains de Jean d'Aulon, » et si d'Aulon était dans les mains du sire de La Trémouille, à qui il devait de l'argent', la chose aurait de quoi nous gâter sensiblement notre image du rôle et du caractère de la Pucelle ! ^Nlais cette assertion-là, de même que cent autres, est entièrement dépourvue de preuves « puisées aux meilleures sources ». Au contraire, le propre témoignage de d'Aulon nous révèle, à plusieurs reprises, que Jeanne n'était nullement « dans ses mains ». Par exemple, elle s'est tenue seule, avec son étendard, sous les murs de Saint-Pierre-le-Moustier, tandis que d'Aulon lâchait vainement à la faire repartir ; et c'est malgré lui qu'elle a rallié les fuyards, et a pris la ville'.

Mais, au reste, les aflirmations errronées de M. France contredisent formellement son « explication » de l'histoire de Jeanne. Si la jeune fille avait été dans les mains de d'Aulon, et d'Au-

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