‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 78 sur 108 · Procès, vol. IIF, pp. 217-218 (lémoignnge do d'Aulon · texte numérisé non relu

Procès, vol. IIF, pp. 217-218 (lémoignnge do d'Aulon

io6 LA JEAKNE d'arc DE M. ANATOLE FRANCE

Ion dans celles de la Trémouille, la politique de ce dernier aurait été celle de Jeanne. Or, M. France reconnaît lui-môme que c'est le contraire qui est vrai. De la façon la plus notoire, la politique de Jeanne a été à l'inverse de celle de La Trémouille, qui, acheté ou non par les Bourguignons, soutenait le projet d'une négociation pacifique entre la Bourgogne et la France. Et l'on sait que Jeanne, pendant ce temps, définissait ainsi sa politique : « La paix ne pourra être gagnée qu'à la pointe de la lance ! »^

Sur un autre point, je dois reconnaître que M. France a daigné tenir compte des observalions de la critique, et supprimer une fausse référence des plus importantes. On lisait, en effet, dans ses premières éditions : « Jeanne prophétisait, et, comme il arrive à tous les prophètes, elle n'annonçait pas toujours ce qui devait arriver... Elle disait : avant que le jour de la Saint-Jean Baptiste de l'an 29 arrive, il ne doit pas y avoir un Anglais, si fort et si vaillant soit-il, qui se laisse voir par la France, soit en campagne, soit en bataille » ' ! Or, il est certain tout d'abord cjue, si vraiment Jeanne avait dit

1, Procès, vol. 1, i)p. lofi-ioi).

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