‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 84 sur 108 · Proies, yn\. IV. pp. 17!, '^'ÎS · texte numérisé non relu

Proies, yn\. IV. pp. 17!, '^'ÎS

LA FORET DES ERREURS ni

le moins du moiidc s'en apercevoir» '. Hélas ! c'est tout à fait de la même façon que procède, à chaque instant, M. France lui-même. De la même façon, par exemple, il « raconte deux fois, sans paraître s'en apercevoir », l'histoire des hérauts de Jeanne, et de leur envoi au camp anglais, le 3o avril 1429". Toute l'affaire de ces hérauts, dans son récit, n'est d'ailleurs quun amas de confusions inextricables; et j'ajoute que l'affaire n'a, en soi, aucune importance, si ce n'est qu'elle nous prouve, une fois de plus, l'impuissance foncière de M. France à se rendre compte de l'état réel des faits.

Je ne puis songer à poursuivre plus loin ces observations : il n'y a pas un seul chapitre des deux volumes de M. France qui n'ait de quoi donner lieu à une demi-douzaine de rectifications du même genre. Mais peut-être le peu que j'ai dit suilira-t-il déjà à montrer que c'est M. France, et non point Jeanne d'Arc, qui est « dans un état perpétuel d'hallucination ». Xon pas que l'éminent écrivain ait des visions de saints ou d'anges ; ses visions, à lui, consistent en ce qu'il aperçoit, sur les pages imprimées

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