‹ La Jérusalem délivrée, suivie de L'AminteChapitre 101 sur 114 · TIRCIS, LE CHŒUR · texte numérisé non relu

TIRCIS, LE CHŒUR

TIRCIS

0 cruauté affreuse ! ô cœur ingrat ! ô femme ingrate ! ô sexe trois et quatre fois ingrat ! Et toi. Nature, négligente mère, pourquoi n'as-tu paré la femme que de grâces extérieures, oubliant d'orner son âme ? Àh ! malheureux Aminte ! sans doute il s'est tué lui-même. Il ne paraît pas ; je le cherche de tous côtés, en ce lieu où je l'ai laissé, et je ne découvre pas même ses traces. Ah ! certainement il s'est donné la mort. Je ve'ùx m'enquérir de lui près de ces bergers que je vois là-bas. Amis, avez-vous vu Aminte, ou entendu parler de lui?

LE CHOEOa. *'

Tu parais bien agité; doù viennent ces inquiétudes? d'où cette sueur et ces angoisses? T'arrive-t-il quelque malheur? fais-nous le savoir.

TIRCIS

Je tremble poxu- Aminte ; l'avez-vous vu ?

LE CHOEUR

Nous ne l'avons pas vu depuis qu'il est parti avec toi. Que crains-tu donc ?

TIRClS.

Qu'il ne se soit tué de sa main.

LE CHCEUR.

Tué de sa main ! Mais pourquoi ?

TlRCIS.

Par haijie et par amour.

LE CHOEUR

Que ne peuvent deux puissants ennemis ligués eusemblei Mais parle plus clairement.

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