‹ La Jérusalem délivrée, suivie de L'AminteChapitre 35 sur 114 · CXXI · texte numérisé non relu

CXXI

DeiLX fois il pousse son cheval contre le farouche Argant et le repousse ; deux fois il plonge son épée nue au plus épais des bataillons ennemis. Enfin il rentre avec les siens dans l'intérieur des retranchements, et abandonne la victoire. Alors les Sarrasins se retirent, et les Francs, fatigués, abattus, se reposent sous leurs tentes.

Ils ne peuvent entièrement s'y soustraire à la violence de cette horrible tempête. Les feux s'éteignent, l'eau pénètre partout ; le vent mugit, déchire les toiles, rompt les palissades, arrache les pavillons et les disperse. La pluie fait avec les cris, les vents et le tonnerre, une harmonie épouvantable qui assourdit le monde.

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