‹ La Jeune AthènesChapitre 10 sur 14 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

I. — Une ville neuve et soucieuse de nouveauté dans le voisinage des ruines. — La cité bourgeoise autour du

Lycabette : géométrie des quartiers, aspect monotone des rues et des maisons. Le mouvement de la vie, matin et soir : marchands crieurs, servantes au balcon, troupeaux de chèvres, paysans, ânes et boutiques ambulantes.

— La cité des affaires : la rue du Stade, laideur des édifices publics, magasins poudreux, les flâneurs et les jeux de la poussière sur les trottoirs de marbre, les vis-àvis sur la chaussée terreuse. — Place de la Concorde : le grouillement de la vie indigène, les terrasses des brasseries.

— La rue d'Athèna. Le marché à la veille de Pâques. Bousculades, bêlements desmoutons, carrioles despavsans.

— Les boucheries ouvertes : hécatombes au grand jour, chiens errants. Le dépouillement des victimes. — Boulangeries et panerées de fruits. — Les gamins porteurs de bannes. Une foire aux nourritures. — La rue d'EoIe : boutiques et industries indigènes. Les changeurs et leur vitrine ternie. La rue de Sophocle, la Bourse et les gens de finance. — Au pied de l'Acropole : les estaminets populaires. L'antique agora marchande. Le Portique d'Hadrien. La rue de Pandrose. Le bazar : les colifichets multicolores de la coquetterie locale. Les selliers. L'antiquaire et son bric-à-brac. — Les venelles de l'ancien village turc. La rue des Dioscures et la rue de Pan. Ordures et pestilence 4i

H. — Le quartier de la Cour et des Ambassades. Larges avenues plantées de poivriers, hôtelleries cosmopolites, hôtels privés. — Le Palais-Royal de près et de loin. Carrure encombrante. Le jardin royal. Le dédale et la fantaisie des allées. Ruines rajeunies. Elégance des arbres. Des gardiens prévenants. — La fraîcheur de l'avenue Amélie : le long regard de la mer. — Une rue intime, la rue d'Hérode-Atticus. Poivriers tordus, douce lumière et paix discrète, une maison enchantée.

Les échappées sur l'Hymelte. Le cirque du Stade : sa sécheresse. — L'Uissos sans eau, le boulevard Olga, le square du Zappeion. Sur l'esplanade : le spectacle du jour tombant. La féerie de l'Hymette, le profil cuivré de l'Acropole, les colonnes éloquentes du temple de Zeus Olympien. — Plus près de la mer : le terreplein du temple. Grâce de l'onde et vieillesse de la terre. Un lieu mélancolique. L'avenue du Repos, tombes et cyprès du grand cimetière. Joie nécessaire de l'horizon marin, des jardins et des perspectives. — Les ennemis de la beauté d'Athènes : vanité et spéculation. Goût fâcheux des hautes bâtisses. Deux immeubles glorieux et importuns. — Les écuries royales : le vœu d'un Grec intelligent. Fausse grandeur contre vraie beauté 57

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