‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 146 sur 215 · KIHOU-SAN · texte numérisé non relu

KIHOU-SAN

Les fleurons argentés d'épingles en fuseaux Ornent ses cheveux noirs d'un vol d aigrette blanche , Et ses vêtements bleus^ resserrés sur la hanche^ Sont brodés déclatants dragons dor et doiseaux.

Sous la vérandah haute, au bruit lointain des eaux, Tout le jour elle songe et s'accoude ou se penche. Et parfois fait vibrer sa guitare à long manche Qui rend le son plaintif du vent dans les roseaux.

v4 travers les bambous, parmi les herbes grêles. Sans fin monte le cri strident des sauterelles Qu^eniyrent les parfums de Vair lourd et brûlant.

Et la mousmé bercée, en souriant dilate Et laisse, errer son œil oblique et somnolent Vers le ciel jaune où meurt le soleil écarlate,

Valère Gille

MEMENTO

Des deuils cruels ont frappé nos amis MM. Albert Giraud et Femand Severin, qui ont eu la douleur de perdre le premier sa mère, le second son père.

La Jeune Belgique les prie d*agréer ses fraternelles condoléances.

Nous sommes, à notre, grand regret, obligés de dire un mot encore du Coq rouge.

L*animal se permet de parler de quelquesuns de nos collaborateurs en termes stu* pides, empruntés au langage des bassescours L'article dont il s'agit — il est intitulé : Les Bêtes du four national — est signé : Le Coq rouge ; il a donc pour auteurs responsables les membres du comité de rédaction, à savoir MM Delattre, Demolder, Eekhoud, Krains, Maeterlinck, Nautet et Verhaeren. Nous sommes persuadés que le butor (c'est un nom d'oiseau) qui a rédigé rarticle,a abusé de la confiance de M M . Maeterlinck, Krains et Nautet. Nous ne demandons pas à ceux-ci de désavouer publiquement leur grossier confrère, mais nous espérons qu*ii ne permettront plus quMl soit fait usage de leur approbation apparente pour couvrir des goujateries dont ils ne voudraient pas se déclarer solidaires, nous ajmons à le croire.

Mais si nous ne songeons point à réclamer un désnveu public, nous pouvons légitimement espérer que le fait dont nous nous plaignons ne se représentera plus. S'il en était autrement, après la présente protestation, nous serions bien obligés de croire que ces messieurs approuvent la prose matséante de leurs confrères et nous nous verrions contraints de nous défendre.

Les numéros de septembre et d'octobre,

réunis en un seul fascicule, paraîtront dans la première quinzaine d'octobre.

Le présent numéro contient huit pa]ges supplémentaires.

Un certain M. Joost Terburg, qui sévit dans le Réveil de Gand, paraît tenir beaucoup à passer pour un imbécile. C'est fiait.

M. Maurice des Ombiaux nous prie d*informer nos lecteurs qu*il n'est Tauteur d'aucun guide en Thudinie ou autres lieux.

Dont acte.

Anarchistes. — Le Coq rouge s'emporte, en termes de basse-cour, contre les personnes qui ont lu son programme et qui y ont noté ses déclarations anarchistes, a Toujours, dit-il, quelque bonhomme, ridicule mélange de mensonge et de gagaTsme, se lève (alors) en nos jardins d'acclimatation et court, devant chaque cage, agiter la loque rouge qui doit achever d'affoler les veaux épouvantés.» Et notre coq, faisant le butor, ajoute :

<c Ah ! il n'y a ici aucun efFet de rhétorique, « et toutes ces vilenies belges nous furent « véridiquement détaillées. Un journal d'art (c clame son indépendance, sa volonté de « réagir contre la bêtise ambiante et d'ou- « vrir au large ses fenêtres au ciel libre.

c( Aussitôt dans des colonnes officieuses la <c bécassine patentée du capitole belge « piaille à F anarchie^ se démène et dénonce « perfidement les novateurs à la vindicte « des dirigeants. Le coassement de la prête mière grenouille y répond; un concert « de vociférations s'organise dans la mare, « dans cette Presse que nous flagellions il (( y a crois mois. »

Nous comprenons l'embarras de notre coq anarchiste. Il n'aime pas d'être démas-

que parce qu*il ne dédaigne pas de tendre la patte du côté de la caisse de M. l'Etat; il il ne lui déplaît pas d*être un anarchiste subsidié.

Mais ses dénégations ne tromperont personne. Voici ce qu'on lit dans le journal anarchiste Les Temps nouveaux (n» 14, du 3 au 9 août), journal qui a succédé à la Révolte :

a L'encombrement du début se fait un peu moins lourd et je pourrai désormais signaler, parfois analyser pvec plus de méthode IfS articles fu les publications des

RFVUES QUI LUTTENT CONTRE LES TRADITIONS SOCIALES, INTKLLECTUELLES. ARTISTIQUES ET QUI COLLABORENT A L'ÉDUCATION RÉVOLU- TIONNAIRE DES CONTEMPORAINS.

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