LAOCOON
Sous r archet de ta bouche, ô reine d'harmonie! Si je râle, envahi d un frisson doux et long. Si tout mon corps frémit ainsi qu'un violon Lorsque ma lèvre avec ta lèvre communie.
Si mon cœur, sous mes nerfs raidis Jusqu'au talon ^ Bat de F aile comme un ramier à F agonie!
Ce nest pas que j ignore, ô mon mauvais génie l Que ta caresse est traître et ton baiser félon;
Mais, immobilisé par ton œil qui fascine.
Enlisé lentement par la force assassine
De tes beaux bras autour de mes hanches rampants^
Pâle et voluptueux Laocoon, j expie.
Dans rétreinte de rhydre à mes pieds accroupie
Mon rêve audacieux de charmeur de serpents.