‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 74 sur 215 · A UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE FILLE

Vous allez, ô jeune inconnue.

Régner sur un cœur tout plein de mon cœur.

Venez l Soyez la bienvenue!

L'amitié sourit à Famour vainqueur.

Le printemps caresse la feuille^ Le bouton naissant^ puis la jeune fleur y

Afin qu'une vierge la cueille Et respire, un Jour j sa divine odeur;

Ainsi les amitiés fidèles- Font plus doux encor les cœurs les plus doux

Pour le bonheur sacré de celles Qui sauront choisir les meilleurs époux.

A ERNEST VERLANT

Pour vivre l'homme doit lutter contre les choses. Satisfait un moment, s'il fait trêve au combat Sur lui Vennui s'abat Comme un vol de corbeaux moroses.

L'un cherche un compagnon paur bâiller avec lui; L'autre quitte la ville et court à la campagne. Mais fennui raccompagne, Il rentre en ville avec Vennui.

Heureux qui sait penser ! Si fimbécile est vide. Un grand esprit, Verlant, porte le monde en soi Et, mendiant ou roi.

Il possède un trésor splendide.

Sa cervelle puissante est le rare athanor Oii du moindre métal ce savant alchimiste Comme' Hermès Trismégiste Tire la quintessence d'or.

Tout se change en pensée au feu de ses prunelles, La vie et ses douleurs n'offensent plus ses yeux Que la beauté des dieux Remplit des clartés éternelles.

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