‹ La jeunesse blancheChapitre 49 sur 72 · LA MORT DE LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

LA MORT DE LA JEUNESSE

V^HACUN voit arriver des jours de deuil profond Où sa Jeunesse blanche est à jamais finie Et chïïcKotè en pleurant des adieux d'agonie Avec le geste doux des aimés qui s'en vont.

Des fermoirs d'éternel silence ont clos sa bouche, Mais tandis qu'on l'a mise en terre, tristement, Dans la maison de l'Ame — après l'enterrement — Comme on se trouve seul, douloureux et farouche.

On sent qu'on a perdu tout le meilleur de soi ! C'est elle, la Jeunesse aux yeux noyés d'extases, Qui mettait des bouquets de lis dans tous les vases.

Voici les Passions qui vont faire la loi, Servantes à la voix impérieuse et forte Qui grognent en usant les robes de la morte !

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