VALEUR DE LA TRADUCTION
qu'on ne manquera pas d'imputer aux préférences d’une vieille âme « déveloutée ». Observons toutefois que le psaume dont le jeune clerc a, selon son goût, le mieux réussi la traduction, c'est celui qui lui offrait « une ressemblance frappante avec le ton de l'Ecclésiaste ». Ce petit détail ne serait donc pas dénué de signification.
Quant à l’ensemble du travail, il y aurait deux manières de l'envisager. On peut y rechercher les éléments qui .onb passé dans l'œuvre ultérieure : la comparaison de ce devoir de vacances avec les passages correspondants de l'Histoire d'Israël montrerait ce que le professeur du Collège de France a repris à l’élève de Saint-Sulpice. On peut aussi juger en lui-même cet essai de jeunesse, tel qu'il est, incomplet et non. revisé. Nous nous bornerons à cette seconde tâche.
Que vaut, en premier lieu, la traduction? Certes, elle n'est rien moins qu'impeccable. Renan s’est trompé plus d’une fois; son admiration
s'est prise à des contre-sens, comme ci-dessous (il n’a pas compris la formule imprécative, qui est une manière de serment)