‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 102 sur 133 · Camden, ApparatuSf p. xiy · texte numérisé non relu

Camden, ApparatuSf p. xiy

2. Dans Hume, Hist, (TAngl., miss Agnès Strickland, Elisabeth, p. 106.

Christ was the word that «pake it, He took the bread and brake it ; And what his word did make it, That I believe and take it.

3. Longtemps on soutint que Cecil avait été invincible à la persécution et qull avait sacrifié sa haute fonction de secrétaire d'État à sa foi religieuse. Tytler a retrouvé la preuve contraire dans la liste dressée de la propre main de Cecil de toutes les personnes qui firent leurs pâques à Wimbledon. Son nom figure en première ligne. Il y a aussi l'énumération de tout ce quMl déposa dans la même circonstance, à titre d'offrande et de dîme, en porcs, oies, agneaux, laine, etc. (Tytler, England under the reigris of Edward VI and Mary, t. II, p. 443.)

sabeth et avec elle, le destructeur du catholicisme en Angleterre, et partout ailleurs son ennemi acharné. Qui sait jusqu'à quel point la honte secrète de Thypocrisie où il était descendu pendant le règne précédent fut chez lui Taiguillon d'une implacable revanche, et s'il ne fit pas de cette ruine de l'Église romaine dans la Grande-Bretagne la rançon de la tache imprimée alors à son honneur?

Le cercle étroit tracé d'abord autour d'Elisabeth allait s'élargissant. La reine, fatiguée de FafQuence des dames nobles que l'attente de ses couches attirait à Hampton Court, et de l'onéreuse nécessité de les héberger au palais, prit le parti de se rendre à quatre milles de là, dans une autre de ses maisons, moins vaste, nommée Otland ^ Elisabeth en profita. Elle eut permission d'aller s'établir avec ses serviteurs dans une autre maison, distante de trois milles, et, lorsque le roi et la reine rentrèrent à Hampton Court (19 août 1555), elle continua d'habiter à part, avec liberté de recevoir qui bon lui semblait *.

Un événement se préparait alors, qui, au grand désespoir de Marie, rappelait Philippe sur le continent : c'était l'abdication de Charles-Quint. Ce prince, à cinquante-cinq ans, abîmé de goutte et d'infirmités, revenu de la passion de dominer depuis que les protestants d'Allemagne lui avaient arraché la liberté de religion par le traité de Passau en 155t2, et que les Français avaient arrêté sa fortune militaire devant Metz la même année, brûlait du désir de déposer toutes ses grandeurs, dont au reste il avait senti les premiers dégoûts au temps môme de sa plus haute fortune ^. Il pressait son fils de venir recevoir de ses mains, aux Pays-Bas, ses couronnes de la monarchie d'Espagne. Il avait désiré ardemment, mais en vain, y joindre la couronne impériale, que son frère Ferdinand lui aurait restituée, exagé-

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