Il s'agit des insurgés
2. Thomas Warton, dans sa Vie de sir Thomas Pope, affirme (p. 95, 96) que Marie avait écrit de sa main à Elisabeth qu'elle ne croyait pas aux accusations qu'on avait portées contre elle. Kichols {Voyages et Promenades (f Elisabeth, Progresses and public processions of queen Elizabeth, 1. 1, p. 21) et miss Agnès Strickland admettent le même fait, sans en indiquer la source. Les expressions dont Elisabeth se sert ici peuvent se rapporter à la lettre du Conseil, écrite sur Tordre de la reine, aussi bien qu'à une lettre de la main de cette dernière.
jusqu'à la fin de ma vie. Sur ce, je recommande Votre Majesté à la protection de Dieu, avec prière qu'il vous conserve longtemps. Je finis en vous rappelant ma vieille requête, plutôt pour ne pas me laisser oublier, que dans l'idée que vous ne l'auriez pas présente à la mémoire *.
« De Votre Majesté la très-obéissante sujette et humble sœur
(( Élisabetu *.
« Hatfield, 2 août. »
Marie accepta ce plaidoyer.
Pope, outre le respect et la sympathie qu'il portait à Elisabeth, lui était agréable aussi par la communauté des goûts littéraires. Patron généreux des études renaissantes, il avait, un an auparavant, fondé le collège de la Trinité, à Oxford (8 mars 1555). Il aimait à s'entretenir sur l'enseignement avec Elisabeth, qui s'y entendait. Parfois, elle tempérait la sévérité de la discipline. Un jour, elle obtint la grâce de deux écoliers qui avaient été renvoyés ^, s'exerçant ainsi à la clémence dont, par la suite, elle n'était pas destinée à faire abus.
Elle-même était, d'un jour à l'autre, mieux traitée par la reine. Kate Ashley fut délivrée de sa prison de la Fleet, à la vérité avec privation de son office de gouvernante et défense de mettre le pied dans la maison d'Elisabeth *.
Bientôt Marie laissa voir l'intention de rouvrir à sa sœur l'accès de Londres et même de la cour ^.
La mort d'Edouard Courtenay, enlevé sur ces entrefaites par la fièvre à Padoue, le 18 septembre 15o6, contribua peutêtre à détendre encore davantage la situation •. Elisabeth
t. Quelque requête qa*elle avait adressée à la reine.
2. Miss Agnès Strickland a donné cette lettre, Elizabethy p. 117, 118.
3. Pour avoir enfreint le statut De mûris noctu non scandendis. La lettre où Pope pardonne est datée de Hatfield, 22 août 1556.
4. Giov. Michieli au doge, Londres, 19 octobre 1556. Friedmann, p. 26i.