‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 122 sur 133 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

4. Memorias,,., p. 260. Feria, de son côté, ne fut pas moins empressé à demander son rappel, qu'il obtint le 8 mai 1559. Pourtant le 21 mai, à son départ, Elisabeth lui remit une lettre où elle se louait de lui [id,, p. 271).

cardinal s'était alité en même temps que Marie et, comme elle^ pour ne plus se relever; sentant sa fin imminente, il essaya d'apaiser Elisabeth et de l'afTermir dans la foi catholique. Le 14 novembre, il lui envoya à Hatfield, où eUe était rentrée, le doyen de Worcester, son chapelain, porteur d'un message de sa main et muni, comme lettre de créance, d'un billet dans lequel Pôle disait que, au moment de quitter ce monde, il désirait n'y laisser que des personnes satisfaites de lui, particulièrement Sa Grâce *. Qu'y avait-il dans la lettre à Elisabeth? Le contenu en est demeuré inconnu jusqu'ici. Nous trouvons, dans les papiers inédits des Noailles, qu'il lui faisait savoir qu'il n'y avait plus d'espérance de vie pour la reine ; et, après que le Seigneur aurait fait de cette princesse à sa volonté, il priait celle qui allait succéder de veiller au maintien de la religion. Elisabeth répondit : « Si c'est la volonté de Dieu que je parvienne à cette dignité , ma volonté n'est autre que de tenir la bonne religion de ma sœur, à laquelle Dieu donne prospérité. » Elle ajouta quelques paroles de regret pour le cardinal, « se montrant fort joyeuse toutefois », dit le narrateur '.

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