‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 14 sur 133 · Hayncs, Confession d'Elisabeth, p · texte numérisé non relu

Hayncs, Confession d'Elisabeth, p

3. Voir Bumet, t. II, p. 51, 52, 92, 93, et Appendix, n» 31. — Strype, t. II, Uaynes.

mariage '. » Il n*y avait pas d'homme au monde, continuaitelle, qu'elle fût plus heureuse de lui voir épouser '. Tous deux s'efforçaient à l'envi d'enflammer l'imagination d'une jeune fille, à qui manquait près d'elle une dame de rang convenable, pour la retenir et l'éclairer. Quant à elle, le cœur aride, la tète prompte, elle se laissait aller d'instinct au premier éveil d'une coquetterie turbulente et outrée, pas si abandonnée toutefois qu'elle ne sût la dominer toujours à propos, sauvant sa liberté mieux que son renom.

L'amoureux, ex-cadet d'un gentilhomme campagnard, comme si ce n'était pas un honneur suffisant de s'allier au sang des Tudors , semblait craindre d'épouser une dot qui ne fût pas assez riche. Il s'enquérait de Thomas Parry combien de monde sa maîtresse avait chez elle , combien de maisons elle possédait, quelles terres, si elles étaient bonnes ou non, libres ou affermées , viagères ou non , si elle avait reçu ses lettres patentes ^, si elle ne voudrait pas échanger telle de ses maisons de campagne contre une autre qu'il tenait de la reine. Comparant leur train de maison, il trouva qu'il pourvoyait à la sienne à moins de frais, etc. Le Conseil venait de reprendre à Elisabeth, pour y installer la Monnaie, sa maison de ville, Durham-house, dont jadis Henri VIII avait gratifié Anne Boleyn. Elisabeth réclama et pria l'amiral de la seconder *. Attentif à lier ensemble leurs intérêts, il mit à sa disposition sa propre maison de Londres , en cas qu'on lui permît de visiter Edouard VI lors des fêles de Noël ; et, poussant ses avantages, il lui demanda la permission de se détourner un peu de sa route quand il se rendrait dans ses terres et de lui faire visite à sa

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