‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 15 sur 133 · Haynes, Coofession d'EUsabetb, p · texte numérisé non relu

Haynes, Coofession d'EUsabetb, p

2. Id,f Confession de Thomas Parry, p. 96 ; de Catherine Ashley, p. 100.

3. Lettres par lesquelles le gouvernement d'Edouard VI devait l'investir définitivement des terres dont son père avait disposé eu sa faveur par testament. Seymour aurait voulu, pour plus de sûreté, que ces lettres^ fussent expédiées avant le mariage.

4. Elle le sollicitait aussi d'appuyer près du Conseil une demande en faveur d'Allen, un de ses chapelains.

l'intrigue de THOMAS SEYMOUR 27

résidence d'Ashridge ^ Incertaine entre le désir et Tinquiétude^ elle lui répondit par deux lettres de la main de Kate Ashley : l'une, précaution prise en cas d'accident, le priait de ne pas venir sans la permission du Conseil ; l'autre , confidentielle, acceptait sa politesse et lui promettait bon accueil '.

Il se présenta en grand deuil, le deuil raffiné d'un prétendant afifranchi de chaînes importunes. La beauté de ses traits, l'élégance de sa personne compensaient les dix-huit années qu'il comptait de plus qu'Elisabeth. Celle-ci sut se maîtriser assez pour ne pas livrer trop tôt son secret. Mais, en son particulier, la rougeur colorait ses joues chaque fois qu'on prononçait le nom du brillant cavalier ; joignait-on l'éloge, elle ne savait plus dissimuler son plaisir. Alors, Thomas Parry, témoin de ces émotions naïves, lui demanda si, dans le cas où le Conseil s'y prêterait, elle épouserait l'amiral. Mais, pour avoir un cœur printanier, on n'en était pas moins Elisabeth. « Si les choses en viennent là, répondit-elle, je ferai ce que Dieu m'inspirera '. »

En attendant l'impulsion divine, les entrevues se succédèrent mystérieusement, pas si bien cachées qu'on ne le sût à la cour. La duchesse de Somerset, femme du Protecteur, fît venir Kate ; et, en présence du Protecteur, elle lui adressa une verte semonce pour avoir toléré des promenades nocturnes sur la Tamise et autres parties légères. Elle lui reprochait, avec juste raison, qu'elle n'était pas digne d'avoir la charge d'une fille de roi *. Seymour n'était pas davantage digne d'épouser une fille de roi. Il n'eut pas honte, à propos d'une maison et d'un échange de terres qu'Elisabeth souhaitait du Protecteur, de l'aviser, lui qui

1. Elisabeth s'y était rendue de Cheshunt; d'Âsbridge, elle se transporta ensuite à Hatfield. Âshridge était dans le comté de Buckingham, à trentetrois milles au N.-O. de Londres; Hatfield, à dix-neuf milles (Mertford).

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