‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 18 sur 133 · Id., ibid., et lett. du 28 janvier, Haynes, p · texte numérisé non relu

Id., ibid., et lett. du 28 janvier, Haynes, p

34 l'enquête contre ELISABETH

Ce qu'elle voulut bien avouer, elle récrivit elle-même au Protecteur. Plusieurs des indications contenues dans cette lettre ont déjà trouvé leur place dans notre récit; néanmoins nous la reproduisons intégralement, de peur d'en altérer la physionomie :

« Milord, je sens ce que vous apportez de courtoisie et de bienveillance pour moi, dans cette circonstance comme dans toutes les autres; et je vous en fais, ainsi que je le dois, mes humbles remerciements. Puisque Votre Seigneurie me demande et me conseille, en sincère ami, de déclarer ce que je sais sur cette affaire, et de mettre par écrit ce que j'ai déclaré à M. Tyrwhit, je le fais volontiers. Je lui déclarai d'abord que l'intendant, après m 'avoir rapporté la réponse du lord amiral relativement à Allen et à Durham-place *, me dit que le lord amiral m'offrait sa maison pour les séjours que je ferais auprès du roi. De plus, il me demanda si, dans le cas où le Conseil consentirait à ce que j'épousasse le lord amiral, j*y consentirais ou non. Je répondis que je n'avais pas à m'en expliquer; et je lui demandai pourquoi il me faisait cette question, et qui l'avait chargé de la faire. Il me répondit que personne ne l'en avait chargé; mais qu'il croyait avoir compris aux questions du lord amiral, si mes lettres patentes étaient scellées ou non, à ses explications sur sa propre dépense et à ses informations sur la mienne, qu'il pensait à cela de préférence à autre chose.

« Pour ce qui est de Kate Ashley, jamais elle ne m'en donna le conseil; mais elle dit toujours, quand on parlait de mon mariage, qu'elle ne voudrait jamais me voir mariée en Angleterre ou hors de l'Angleterre, sans le consentement de S. M. le Roi, de Votre Grâce et du Conseil. Et après le décès de la reine (Catherine Parr), quand je lui demandai les nouvelles de Londres, elle me répondit en plaisantant : « On dit que Votre Grâce épousera milord amiral, et que lui-même viendra bientôt vous

Page 1