Tyrwhit au Protecteur, 5 février 1549. Haynes^p
l'enquête contre ELISABETH 39
sais. J*assure donc Votre Seigneurie que, s*il reste encore quelque 'chose que je n'aie pas dit (ce que je ne crois pas), je vous le ferai connaître, dès que cela me reviendra à Tesprit *. »
M- Tyrwhit, déçu et confus, ne se dissimula pas sa défaite, et ne la dissimula pas davantage au Protecteur. En lui envoyant ce curieux factum, il disait : « Il ne contient pas autant de choses que je vouleiis, ni en proportion de mes efforts auprès d'elle. Mais il n'y a pas moyen de lui faire avouer que notre Mrs. Ashley ou Parry Talent incitée à correspondre avec le lord amiral par messages ou par lettres. Ils chantent tous la même chanson; et je crois que cela ne serait pas, s'ils ne s'étaient pas d'avance donné la note : car certainement ils feraient des aveux; ou, du moins, ils ne s'accorderaient pas si bien ensemble *. »
C'est sur cette lettre du 7 février 1549, c'est-à-dire sur un échec complet, que finit la lutte. La proie, «que les limiers comptaient réduire aux abois en un moment, avait soutenu près de trois semaines leur âpre poursuite, et enfin leur échappait en les dépistant. En d'autres termes, la diplomatie d'une fille de seize ans et d'une femme de service avait joué l'expérience et la subtilité des hommes d'État.