‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 26 sur 133 · Ascham's Works^ t. III, the Scholemasier, 1. II, p · texte numérisé non relu

Ascham's Works^ t. III, the Scholemasier, 1. II, p

4. Témoin cette boutade d'Ascham {the Scholemastery 1. I, p. 134). n vient de tracer la splendide énumération des auteurs grecs ; puis il continue : a Maintenant que Titalien, le latin lui-même, Tespagnol, le français, Fallemand et l'anglais viennent produire leur savoir, qu'ils apportent leurs titres. Si Ton excepte le seul Cicéron et un ou deux autres d* entre les Latins, ce ne sont tous que torchons rapiécés et guenilles, mis

de Henri VIII i. Rapprochés par Tàge, Elisabeth, née en 1533, Edouard en 1537, avaient d'abord été instruits ensemble par les mêmes maîtres, sir John Cheke et Richard CSoxe pour le latin. Deux étrangers, obligés de fuir hors du continent à cause de leurs opinions religieuses , leur enseignaient , Jean Belmain le français , Battista Castiglione Titalien ^. Roger Ascham, qui ne dédaignait pas d'ajouter à l'érudition un brillant talent calligraphique, leur façonna cette belle main, qu'aujourd'hui encore on admire. Edouard, entré dans sa septième année quand il passa sous l'autorité de ces savants personnages (juillet 1544), fît des progrès rapides. Dès le mois de janvier 1546, un de ses maîtres, probablement Goxe, rendait compte à Cranmer, archevêque de Cantorbéry et parrain de son jeune élève , que celui-ci avait vu presque en entier les quatre livres de Caton ' ; qu'il savait construire, analyser, réciter à livre fermé ; sans compter des extraits de la Bible, le SateUitium de Vives, les fables d'Ësope et la composition latine.

Ces divers maîtres, ennemis secrets du catholicisme * , ainsi que nous avons déjà eu occasion de le dire, n'avaient pas craint, du vivant même de Henri VIII et sous l'œil soupçonneux de ce terrible théologien, d'inculquer sourdement aux deux enfants

en comparaison avec uu ample vêtement d'un beau tissu ; et franchement, s'ils ont quelqae mérite, ils Tout acquis, emprunté ou volé chei ces grands esprits d'Athènes. »

1. La préface de M. Joseph Stevenson, Calend, for,, 1558-1559, nous offire^ sur ce sujet des études d'Edouard et d'Elisabeth, de nombreux et précieux renseignements, que nous mettons à profit. On ne peut pas suivre un guide plus instruit ni plus sûr.

2. Battista Castiglione fut sans doute le maître d'Edouard, comme il était celui d'Elisabeth. Mais nous ne trouvons son nom que pour la princesse, quoique Edouard aussi étudiât l'italien.

Une année,' elle envoie comme étrennes à son frère un sermon italien copié de sa propre main (miss Agnès Strickland, Èlizabeth, p. 48).

3. Dionysius Caton, dont on place l'existence au m* siècle après J.-G., auteur de quatre livres de distiques moraux, à l'usage de la jeunesse. — Joseph Stevenson, Calendar foreigUy 1558-1559, introd., p. xv, et Foxe, t. VI, p. 351.

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