‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 28 sur 133 · Thomas Parry réintégré · texte numérisé non relu

Thomas Parry réintégré

2. Lettre datée de S*. John's Collège, Cambridge, 4 avril 1550. Ascham*8 Letters, 1. 1, part. I, p. 191, 192. Ordinairement, on n'en cite que

des extraits ; nous croyons préférable de donner Intégralement la partie relative à Elisabeth.

son mépris des artifices de la coiffure et des ornements d'or, ce n'est pas Phèdre, c'est Hippolyte que rappellerait sa manière d'être ^

« Elle a lu avec moi presque tout Gicéron et une grande partie de Tite-Live. Nous avons tiré à peu près de ces deux seuls auteurs ce qu'elle sait de latin. Commençant invariablement la journée par le Nouveau Testament en grec, elle passait ensuite aux discours choisis d'Isocrate et aux tragédies de Sophocle. Car je pensais former, de cette manière, son langage à la plus pure diction, son esprit aux plus excellents précaptes, et la prémunir, dans sa haute situation, pour toutes les chances de la fortune. Quant à Tinstruction religieuse, après les sources de rÉcriture, elle la puisa dans saint Gyprien, dans les Lieux communs de Mélanchthon * et autres ouvrages analogues, capables d'inculquer la pure doctrine avec un style élégant.

« En toute espèce d'écrits, un mot est-il employé mal à propos ou tiré de trop loin, elle s'en aperçoit sur-le-champ. Elle ne peut supporter ces sots imitateurs d'Erasme qui enlacent la langue latine dans les misérables entraves des proverbes ^. Une diction née du sujet même, soigneuse de la propriété des termes, brillante de clarté, voilà ce qui lui plaît. Elle admire par-dessus tout les métaphores discrètes, les contrastes habilement ménagés au moyen d'heureuses oppositions. Son oreille, exercée par une étude soutenue, est si délicate, et son jugement si éclairé, que, soit en grec, en. latin ou en anglais, il ne se présente rien de négligé et de banal, ou bien de précis et d'harmonieux, de

1. Compliment assez bizarre, à y regarder de près. Douze ans plus tard, l'auteur y revenait et s'expliquait : « Je vous ai écrit autrefois, disait-il encore h Sturmius, que sa manière d'être faisait penser à Hippolyte et non pas à Phèdre. Je ne voulais pas parler du soin extérieur de sa personne, mais de sa chasteté d'âme , car c'est par sa propre nature, et non par les conseils de qui que ce soit, qu'elle est si éloignée du mariage et si retenue. » Londres, il avril 1562. Ascham's Letters, t. II, p. 61.

2. Loci communes rerum theologicarum seu hypotyposes théologies (1521).

3. Allusion aux recueils d'adages, tirés des anciens, qu'Érasme avait publiés, Adagiorum Collecianea (1500), Adagionim Chiliades (1508).

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surabondant par rafTectation du nombre, ou de réglé dans une \ juste mesure, que sur-le-champ, à la simple lecture, tant elle y met d*attention et de scrupule, elle ne le rejette avec dégoût ou ne l'accueille avec le plaisir le plus vif.

« Je n'imagine rien, cher Sturmius. Cela n'est pas nécessaire. J'ai voulu seulement vous esquisser le tableau de son excellent génie et de ses inclinations ; et, tout entier à la contemplation de mon modèle, je me suis étendu de bon cœur et avec plaisir, en vous écrivant, sur le souvenir aimé de ma très-illustre maîtresse. »

Ainsi, lettré et réformé, Ascham se mirait avec une égale complaisance dans la savante écolière, objet d'orgueil et d'espoir. Un autre, encore plus ardent, John: Qooper, en écrivant à Henri Bullinger, chef de l'Eglise de Zurich (Londres, 5 fé- . vrier 1550), se félicitait du zèle dont elle brûlait pour la religion du Christ. Non-seulement elle connaissait, disait-il, la vraie religion , mais elle était devenue si forte en latin et en grec, qu'elle était en état de la défendre avec les arguments les plus ' justes et le plus heureux talent, en sorte qu'elle rencontrait peu : d'adversaires dont elle ne triomphât *. ^

Cet amour de l'étude, compagnon assidu et honneur de sa vie, n'était pas uniquement l'emploi calculé des loisirs que lui créait l'espèce de réclusion où elle vivait alors. C'était aussi l'impérieux besoin des nobles occupations de l'intelligence, en même temps qu'une force morale dans les jours d'épreuve. Sous un autre règne encore, celui de sa sœur Marie, ces jours d'extrême péril reviendront. A peine la vision de l'échafaud entrevu pour la seconde fois se sera-t-elle éloignée, qu'elle rouvrira paisiblement ses livres. C'est alors, en 1555, que, retenue près de la reine à Greenwich, elle rappelle Ascham et lit avec lui les discours d'Ëschîne et de Démosthènes Pour la Couronne.

1. Joseph Stevenson, Calendar foreign, 1558-1559, préf., p. xlui; et Original Letiers relative to the english Reformation, chiefly frotn the Archives cf Zurich, Cambridge, 1846 ; lr« partie, p. 76.

« Elle explique devant moi, écrit-il encore à Sturmius; et, du premier coup d'œil, elle sait si bien comprendre la propriété du style, la pensée de Torateur, l'ensemble de la cause, les décrets du peuple, les coutumes et les mœurs de cette cité, que vous en seriez frappé d'admiration *. » Il y avait là, en effet, une étape considérable dans le développement de son esprit. Sortie de la période des études classiques, elle s'attaquait au fond des choses, et, par une pente naturelle, se formait, sans y songer, au maniement des affaires politiques.

Reine, elle persévéra ; Âscham, son secrétaire pour la correspondance latine, l'atteste de nouveau à Sturmius, en 1562, quatre ans après l'avènement d'Elisabeth. A l'en croire, et il n'y a aucune raison d'en douter, personne à la cour ou dans les universités, dans l'Eglise ou dans le gouvernement de l'Etat, ne savait le grec mieux qu'elle. Il parle de la continuation de leurs lectures dans Eschine et Démosthènes, dont l'éloquence élevée et pratique semble avoir attiré Elisabeth par un charme tout spécial; comment elle se rend compte de la valeur des mots, de la structure des phrases, des ornements du langage, du tour élégant et nombreux de la harangue ; et, dans un ordre d'idées supérieur encore, de la pensée et de la passion chez l'orateur, du caractère du peuple athénien, des lois et des mœurs de chaque ville.

« Quant aux autres langues, ajoute-t-il, tous les Anglais et bon nombre d'étrangers sont témoins de ce qu'elle sait faire. Je l'ai vue un jour recevoir en même temps les trois ambassadeurs de l'Empereur, des rois de France et de Suède, et répondre en trois langues, italien à l'un, français à l'autre, latin au troisième, et cela facilement, sans hésitation, couramment et sans se troubler, sur les différents sujets dont ils l'avaient entretenue dans leurs discours *. »

1. Greenwich , 14 septembre 1555. Ascham's Letters, Let. CXCI, t. I, part. II, p. 447.

2. Lettre à Sturmius, Londres, 11 avril 1562. Ascham's Letters f t. Il, p. 63. Afin que son ami voie par lui-mèhie combien la souveraine s'entend à

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C'était donc raison, et non pas métier de complaisant, lorsque, pour aiguillonner la nonchalance de ses compatriotes, il leur proposait leur reine comme le modèle à imiter. « Ne rougissez vous pas, s'écriait-il dans son traité du Scholemaster [le Maître d'école)^ ne rougissez-vous pas, vous, jeunes gentilshommes d'Angleterre, qu'une vierge vous surpasse tous dans la perfection de la science et la connaissance des langues? Désignez six des mieux doués parmi les gentilshommes de cette cour ; et, à eux tous ensemble, ils ne montreront pas autant de bonne volonté , ils ne passeront pas autant de temps , ils ne consacreront pas autant d'heures par jour, régulièrement, constamment, à augmenter leur instruction et leurs connaissances, que ne le fait Sa Majesté. Oui, je dis vrai ; outre sa parfaite facilité en latin, en italien, en français et en espagnol, elle lit à Windsor plus de grec en un jour que tels prébendes de cette église ne lisent de latin en toute une semaine '. »

La savante Elisabeth, après les jours troublés de sa jeunesse, a donc la gloire d'être la grande reine de l'Angleterre. Pour employer une image qui revient à chaque instant sous la plume de ses contemporains, elle est comme l'astre, dont l'éclat rayonnant obscurcit la foule des étoiles. Mais, si nous voulons nous faire une idée plus juste encore de son mérite et mieux la mettre à sa véritable place, il ne faut pas oublier celles qui s'illustrèrent à ses côtés. En première ligne, l'infortunée Jane Grey. Tout le monde connaît le récit d'Ascham, qui, en lui faisant visite à la campagne pendant l'été de 1550, trouva la jeune helléniste de treize ans occupée à lire le Phédon dans l'original, seule, tandis que son père et sa mère, ses parents et toute sa famille, étaient allés chasser dans le parc. Elle se consolait avec le divin Platon des injustes sévérités de son père et de sa mère, dont elle fut

rélégance du style, il joint à sa lettre la minute d*une pièce, où elle a inséré de sa main le mot guemadmodum, corrigeant ainsi son maître, ravi d*être dépassé. 1. Asckam's Works, the Scholemaster, t III, p. 142, 143.

le souffre-douleur, avant d'être la victime de leur ambition.

Il y avait beaucoup d'autres femmes de haut rang, à qui Ton accordait cette louange qu'elles l'emportaient en tout genre de littérature sur les filles de Thomas More, ces merveilles des premiers temps du siècle.

Telles, Marie, la fille de Catherine d'Aragon, douée peut-être moins richement que sa sœur cadette, mais surtout éclipsée à cause d'un règne malheureux ; la reine Catherine Parr ; la duchesse de SufiFolk; les filles du duc de Somerset; la comtesse de Pembroke ; lady Clarke, petite-fille de Thomas More ; lady Tyrwhit; Catherine Ashley elle-même ; les trois fllles d'Anthony Cooke, l'un des maîtres du roi. L'aînée, Mildreda, comprenant et parlant le grec aussi bien que l'anglais, dit Ascham, épousa William Cecil, le futur ministre d'Elisabeth ; Anne, la seconde, gouvernante d'Edouard VI, fut mère du grand philosophe François Bacon ; la troisième, plus tard lady KiUigrew, joignait à la connaissance du latin et du grec celle de l'hébreu.

Le roi, malgré son jeune âge, formait brillamment l'autre partie du tableau. L'allégresse, autour de lui, ne tarit pas sur ses dispositions extraordinaires, son ardeur au travail, son savoir au-dessus de son âge et de l'attente de ses maîtres. En 1550, à treize ans, il est pieux et a instruit à miracle ». Outre l'italien et le français, il comprend, parle, écrit le latin. Il est assez avancé en grec pour traduire facilement dans cette langue les écrits philosophiques de Gicéron. Après la. Logique, il étudie YEthique d'Aristote, afln d'acquérir d'abord les règles de morale à l'aide desquelles il jugera sainement les faits de Fhistoire. Il passera ensuite à la Rhétorique du même auteur. Faut-il parler de ses penchants? Le « chœur de toutes les vertus » a élu domicile dans son âme *. De sa religion? C'est un nouveau Josias,

1. « Ahl M. Cheke» disait (1550) rarclievôque Cranmer, soyez heureux tous les jours de votre vie d'avoir un tel élève , car il possède plus de théologie dans son petit doigt que nous tous dans tout notre corps >. » Joseph Stevenson, Calendar foreign, 1558-1559, préf . , p. xlvu, note.

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si pur qu'il ne peut même pas être atteint du soupçon d'avoir péché avec la prostituée de Babylone ^ Lui-même n'est pas éloigné de croire que Dieu l'écoute et l'exauce spécialement '. Ainsi, c'est à qui admirera davantage les grâces divines dont il est comblé et saura le mieux lire, dans les desseins de la Providence, pour quelle glorieuse mission elle a suscité et orné de tant et de si précieux dons le roi, ce roi dont la consomption s'apprête à rompre les destinées et que déjà peut-être elle mine sourdement.

La jeunesse de la cour s'inspirait de la gravité et des goûts studieux d'Edouard. Lorsque, à la paix avec Henri II en 1550, on envoya des otages à ce prince, Ascham put se promettre que la France connaîtrait, par le duc de Suffolk ' et par la jeune noblesse qui l'accompagnait, avec quel succès l'Angleterre cultivait les lettres grecques et latines *. Cette même année, celle où il quittait Elisabeth, il s'attacha, comme secrétaire et professeur de grec, à sir Richard Morison, nommé ambassadeur près de Charles-Quint, et prit avec lui le chemin de l'Allemagne. Cinq

1. La phrase d'Âscham est d'un enthousiasme risible. L'écrivain s'adresse au Protecteur, le duc de Somerset : « In sacrosancta custodia Josiœ nostri tam divinam suscipis curam, ut hic rex Virgo primus nostrœ memoriœ regum merito esse dicatur, qui ab omni non labe solum, sed suspicione etiam fomicationis cum meretrice Babylonica purus et integer Virgo existât, u (14 novembre 1547.) T. I, part. I, p. 135, 136. — Quant aux études, id., i6., p. 84, 190 ; t. I, part. II, p. 226. — Original Letters relative to the English Reformations lettre de Barthélémy Traheron à Henri BuUinger, Londres, 28 septembre 1548 , t. I, p. 321. Martin Bucer à Brentius, Gambrige, 15 mai 1550, t. II, p. 543.

2. John Cheke étant tombé gravement malade en 1552, le roi dit aux médecins qui désespéraient : « Ah I Cheke ne mourra pas encore de cette fois; car ce matin, dans ma prière, j*ai demandé sa vie, et je Tai obtenue. » Le malade se rétablit en effet. Cheke vécut jusqu'en 1557. Original Letters relative., .f t. II, p. 456, not. 2.

3. n s'agit du jeune duc de Suffolk, qui, revenu en Angleterre, mourut d'une épidémie en 1551.

4. Ascham's Works, t. III ; the Scholemaster , 1. I, p. 185. Au même endroit, Ascham rend hommage à ceux des seigneurs français qui, tels que les du Bellay, n'avaient pas cm déroger en s'instruisant, ainsi qu'à tt ce noble prince, François I*'. »

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fois la semaine, ils expliquaient ensemble, le matin, Hérodote, Isocrate et Démosthènes ; l'après-midi, Euripide ou Sophocle *.

i. Ascham's Works, lettre à Edward Raven, Âugsbourg, 20 janvier et 48 mai 1554, t. I, part. II, p. 265, 285, et t III, p. 327, Edvardi Grant Oratio, Les lettrés allemands avec lesquels Âscham était en correspondance, par exemple Sturmius, portaient envie h l'ardeur des Anglais pour s'instruire, par comparaison avec la froideur de l'aristocratie germanique. « Ils sont bien rares en Allemagne, disent-ils, les nobles qui pensent que le lustre des lettres ait quelque chose à faire avec leur ordre. » Sturmius "k Ascham, Strasbourg, 5 septembre 1550, t. I, part. II, part. II, p. 196.

LA MÉTHODE D'ENSEIGNEMENT i

C'est un beau spectacle, dans l'histoire de l'esprit humain, que ces époques de fièvre généreuse s'emparant des peuples, et, par un double mouvement, entraînant leurs rangs confondus à la fois vers la conquête dans le passé des trésors qu'a légués le génie des devanciers, et vers Faccomplissement dans l'avenir du progrès le plus fécond de culture et de civilisation. Comment, à l'aide de quelles méthodes, les hommes d'élite du xvi® siècle, parvenus les premiers au but, propagèrent-ils leur science et produisirent-ils chez leurs disciples les résultats extraordinaires que nous venons de rapporter ? Eux-mêmes nous fourniront la réponse. Elle se trouve dans les écrits de Roger Ascham, spécialement son traité du Maître d'école {the Sckolemaster). Ce ne sera pas sortir de notre sujet que de nous arrêter quelques moments sur ce livre, puisqu'il s'agit de l'enseignement que reçut Elisabeth '.

1. Ce chapitre, qui traite d'un sujet technique, c'est-à-dire de la méthode d'enseignement suivie par le maître d'Elisabeth, étude entièrement neuve, nous croyons pouvoir le dire, forme une sorte de digression, bien qu'à notre sens il se rattache étroitement à l'histoire de la personnalité de cette grande reine. Le lecteur peut le passer, sans que l'encliaînement du récit jEiit à en souffrir.

2. Voir Ascham's Works, t. III, the Scholemaster, le Maître d'école,

Le système usité alors dans les écoles était barbare. On faisait apprendre aux enfants la grammaire séparément des textes, sans se mettre en peine de les familiariser avec les règles par des exemples. Le maître expliquait de vive voix les auteurs anciens. On n'écrivait pas. C'était affaire aux écoliers de saisir et de retenir ; sinon, la verge s'abattait sur eux, prompte et impitoyable. Outre la grammaire, ils avaient à étudier des recueils de sentences, mises en latin et jetées pêle-mêle dans des livres, non moins indigestes ni moins rebutants que la grammaire ellemême.

Il leur fallait parler latin ; et ils s'habituaient à une barbarie de langage, funeste à la diction, comme au goût. Aussi Ascham, parlant de l'école qu'il avait suivie dans ses jeunes années, dit-il que les élèves y devenaient de grands lourdauds, étudiant toujours et ne profitant guère ; souvent sans livre, et, s'ils en avaient, n'y comprenant que peu de chose ou rien. Pour emprunter les termes dont il se sert, ce qu'ils apprenaient sans livre n'allait pas plus avant que la langue et les lèvres, sans monter jamais jusqu'au cerveau et à la tète, de manière que leur bouche ne tardait pas à rejeter le tout. Il les compare aussi à des gens qui marcheraient toujours et seraient toujours hors de leur chemin, car la peine énorme qu'ils s'imposaient sans méthode n'était qu'un vain gaspillage. En réalité, ils se donnaient beaucoup de mal pour apprendre et n'y apportaient que fort peu de vrai travail*.

traité dlnstmction et d'éducation en deux livres , commencé par Ascham eu 1568, et en quelque sorte testament du grand Scholar, L'auteur mourut la môme année, sans l'avoir terminé. Sa veuve le publia en 1570. — Ascham a aussi résumé ses vues dans une lettre à Sturmius^ vers le mois de décembre 1568. T. II, p. 174-191. Voici le titre complet du traité : Thb ScHOLEHASTER, or plaine and perfite way of teachyng children, to understandf Write, and speake, the Latin tonge, but specially purposed for the private brynging up of youth in lentlemen and Noble mens houses, and commodius aïso for ail such^ as hâve forgot the Latin tonge ^ and would, by themselveSf without a Scholemaster , in short tyme, and with small paines, recover a sufficient habilitiez to understand, write, and speake Latin, » — Bt Roger Ascham. An. 1570. At London,

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