‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 55 sur 133 · Id,y ibid.f p · texte numérisé non relu

Id,y ibid.f p

3. Noaillcs désigne nommément Groft parmi ceux qui, en dépit des révélations de Courtenay, n'en perdent aulcunement le cueur pour cela, et qui voudraient que le comte de Devon fût déjà en prison, pour de tant phtstost esmouvoir le peuple, Lett. au roi, 22 janvier 1553 (4). Vertot, t. III,

4. William Parr, frère de Catherine Parr. Lett. des ambassadeurs impériaux à Cbarles-Quint, Londres, 29 janvier 1553 (4). Man, Rec. 0^., t. I, p. 1074.

qu*elle craignait que les rebelles ne la missent en péril, soit à sa résidence actuelle (Ashridge), soit au château de Dunnington, où elle apprenait qu'elle avait Tintention de se transporter prochainement ; elle Tinvitait à se rendre au contraire à la cour, avec toute la célérité désirable. Elle y trouverait la plus entière sûreté et l'accueil le plus cordial ^. — Si elle ne vient pas, avait dit Renard, il ne faudra plus douter que la conspiration ne soit avouée par elle. Or, Elisabeth s'excusa. Placée dans une alternative où elle ne se souciait ni d'obéir ni d'affronter les risques de la désobéissance, elle se déclara malade et pria la reine d'envoyer son propre médecin pour s'assurer de la vérité '.

Elle protestait aussi de son horreur pour la sédition qui s'élevait. Ses officiers écrivirent au chancelier dans le même sens *. Marie ajourna : elle avait assez à faire de défendre son trône, attaqué à force ouverte jusque dans Londres. Elisabeth, cependant, fortifia sa maison d'Ashridge et la munit de gens armés, non sans doute qu'elle songeât à s'en servir directement contre sa sœur, elle n'était pas de caractère à brûler ainsi ses vaisseaux ; mais plutôt pour se tenir prête à tout événement, tout au moins, pour se garantir d'un coup de main du père de Jane Grey, le duc de Sufifolk, alors aux champs dans son voisinage ^.

i. La lettre est dans Strype, t. III, p. 82-83. Quelques écrivains l*ont louée comme une preuve de la sincère douceur et des bons sentiments de Marie à l'égard d'Elisabeth. N'est-ce pas forcer un peu les choses ? Et ne convient-il pas de faire la part de la politique ?

2. Renard à Charles-Quint, Londres, 29 janvier 1553 (4). Man. Rec, O/f., t. I, p. 1087, 1091.

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