‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 69 sur 133 · M., ibid · texte numérisé non relu

M., ibid

3. Expressions de Marie. — Renard à Charles-Quint, 22 avril 1554. Id.f ibid,

4. Renard à Charles-Quint, 3 avril 1554. Man. Rec, Off.^ t. II.

Mais, dans leur alliance, une chose manquait sensiblement à lambassadeur impérial : c'est que Paget n'avait pas épousé sa haine contre Elisabeth et n'était pas, comme lui, altéré du sang des rebelles. Sept de ces derniers venaient d'être condamnés : « mais, dit mélancoliquement Renard, l'on n'a espoir d'exécution, tant sont partiaulx ceux du Conseil *. » En effet, ils eurent la vie sauve. Quant à Elisabeth, à mesure que l'idée s'accrédita chez les légistes qu'elle ne tombait pas sous les peines extrêmes du crime de haute trahison, il fallut s'accoutumer aussi à l'idée de la laisser vivre. Alors, autre problème : Que faire d'elle? la laisser à la Tour? Parti dangereux, car, si la reine s'absentait de Londres, où était la garantie que les hérétiques et même l'amiral Howard n'iraient pas la chercher dans sa prison pour la proclamer? La mettre en liberté? Autre inconvénient. Lui permettre de suivre la cour ? Cela n'était ni honorable, ni sûr, ni raisonnable '. Le chancelier voulait l'exclure du droit de succession ^. A en croire les accusations acrimonieuses que la reine Elisabeth et son ministre Gecil dirigèrent quelques années après contre la comtesse de Lennox, celle-ci aurait travaillé à mettre dans la tête de Marte que l'intérêt de son repos exigeait qu'elle gardât sa sœur sous les verrous *. Nous avons déjà vu que Marie regardait la comtesse comme habile à succéder, de préférence à Elisabeth.

Paget, antagoniste du chancelier, renouvela son opposition du mois de novembre précédent, et même il eut l'art d'amortir

1. Renard à Charles-Quint, 17 avril 1554. Man, Rec. Off., t. II.

2. Renard à Charles-Quint, 3 et 17 avril 1554. Man. Rec. Off,, t. II.

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