‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 7 sur 133 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

plus curieux ni plus amusant, que d'opposer, pour ainsi dire jour par jour, la correspondance des deux ennemis, les ambassadeurs de France et d'Autriche, et de les contrôler l'un par l'autre, sans oublier que la critique ne doit jamais se départir de sa prudence, ni perdre ses droits, même avec les documents de première main les plus sûrs, car aucun de ceux qui les ont écrits n'était sans passion, ni exempt d'erreur.

Nous n'entrerons pas dans la nomenclature détaillée des auteurs appartenant aussi au siècle d'Elisabeth dont nous nous sommes servi ; ils se rencontreront au fur et à mesure dans le courant de ce livre, tels queFoxe, Holinshed, Stow, Heywood, Roger Ascham, le maître d'Elisabeth. Nous avons, d'après les lettres de ce dernier, tracé le tableau complet des études de cette princesse ; et, ce qu'on n'avait pas fait jusqu'ici, croyons-nous, exposé, d'après son traité du Maître d^écoUy la méthode qui le conduisit à des résultats que la postérité admire si justement.

Parmi les modernes, nous avons profité amplement des beaux travaux de miss Agnès Strickland, les Biographies des reines d'Angleterre^ bien que plus d'une fois nous ayons cru devoir nous écarter de son opinion.

Nommons, à un point de vue tout opposé, parmi nos contemporains, M. James Anthony Froude, L'auteur de V Histoire d* Angleterre depuis la chute de Wolsey jusqu'à la mort d'Elisabeth^ brillant écrivain, mais de tous les historiens actuels peut-être le moins sûr, parce qu'il s'est assujetti systématiquement à flatter ce que le sentiment protestant et national en Angleterre peut garder encore d'étroits préjugés, et parce qu'il excelle trop à tirer des textes ce qu'il désire y puiser.

Pour terminer, il nous est doux de payer une dette d'amitié et de reconnaissance au savant, à l'excellent M. Joseph

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