‹ La jeunesse d'Elisabeth d'AngleterreChapitre 76 sur 133 · Rapport de Bedingfeld à la reine, 23, 24 mai. p. i · texte numérisé non relu

Rapport de Bedingfeld à la reine, 23, 24 mai. p. i

pagnie du gouverneur, et fit défense d'admettre auprès d'Elisabeth aucune personne suspecte^ sinon en présence de Bedin^ feld ; de lui laisser recevoir ou échanger, avec qui que ce fût, messages , lettres , présents. Le gouverneur , outre le comman^ dément du château fort, fut revêtu d'une autorité de police sur tout le pays environnant, avec le droit de requérir Tassistance armée de la noblesse*.

Le service d'Elisabeth fut réglé dans d'étroites limites, à trois femmes de chambre, deux valets et un officier de la garde-robe. Son trésorier, Thomas Parry, se fixa en ville, à Woodstock, car Elisabeth était tenue de pourvoir sur ses revenus aux vivres de Bedingfeld , des vingt soldats de la garnison , de quatre agents subalternes de la reine, et enfin de ses propres domestiques*. On eut quelque peine à tolérer Parry si près d'elle. L'auberge du Taw^eau, où il s'établit , ne tarda pas à devenir très-suspecte. Là se montrèrent en grand nombre des personnages et se tinrent des discours qui déplaisaient d'autant plus à Bedingfeld , que jamais aucun de ses espions ne parvint à pénétrer au clair leurs faits et gestes^.

Quelques-uns des serviteurs d'Elisabeth ne couchaient pas au château, pouvant ainsi servir à nouer des intelligences du dedans au dehors. Elisabeth ne s'en fit pas faute ^.

1. iDstructions de la relue à Bedingfeld, 21 mai 1554, p. 158. La reine expliquait la situation de sa sœur ainsi qu'il suit : « Quoique notredite sœur ne se soit pas encore justifiée entièrement sur les faits à raison desquels nous rayions mise à la Tour, cependant, pour sa tranquillité et afin d'en agir envers elle le plus honorablement possible, nous avons jugé à propos de lui assigner comme résidence notredit manoir de Woodstock, jusqu'à ce que certaines choses concernant sa conduite, non éclaircies, aient été recherchées et examinées à fond. »

2. Warrafit de la reine à Thomas Parry, 14 juin 1554. — Papiers de Bedingfeld, p. 179, 180.

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