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d’une réaction vive et irritée contre une culture religieuse qu’il accuse de maintenir Vesprit a une assez lointaine distance du nceud des questions, que notre séminariste ait commencé 4 prendre conscience des exceptionnelles énergies et des appétits puissants de sa pensée. Il s’est, au contraire, trouvé tout de suite de plain-pied avec les enseignements de Saint-Sulpice qui écartent les voiles de la rhétorique et mettent en face du fond des choses. « Saint- Sulpice m’apprit a considérer comme enfantillage tout ce que M. Dupanloup m’avait appris a estimer le plus. » Saint-Sulpice « savait d’original ce que c’est que le christianisme ». M. Dupanloup ne le savait, théologiquement parlant, que de seconde main.
Tandis que la plupart de mes condisciples, affaiblis par ’humanisme un peu fade de M. Dupanloup, ne pou- ‘vaient mordre 4 la scolastique, je me pris tout d’abord d’un goft singulier pour cette écorce amére; je m’y passionnai comme un ouistiti sur sa noix. Je revoyais mes premiers maitres de Basse-Bretagne dans ces graves et bons prétres, remplis de conviction et de la pensee du bien. Saint-Nicolas-du-Chardonnet et sa superficielle rhetorique n’étaient plus pour moi qu’une parenthese de valeur douteuse. Je quittai les mots pour les choses. J’allais enfin étudier 4 fond, analyser dans ses détails cette foi chrétienne qui, plus que jamais, me paraissait le centre de toute vérité 1.